VIDEO. Réforme des retraites: Ce qu'il faut retenir de l'intervention d'Edouard Philippe au JT de France 2

MOBILISATION Le Premier ministre était l'invité de Laurent Delahousse au journal de 20h sur France 2

H.S. avec AFP

— 

Edouard Philippe a répété qu'il irait
Edouard Philippe a répété qu'il irait — GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP

« Nous allons aller au bout » de la réforme des retraites, a affirmé le Premier ministre Edouard Philippe dimanche soir sur France 2, en appelant à la « responsabilité » ceux qui veulent poursuivre la grève.

« Nous allons aller au bout et, au fond, tous ceux qui incitent (les grévistes) à poursuivre la grève les envoient peut-être dans une impasse (…), je pense qu’ils devraient prendre leurs responsabilités », a déclaré le chef du gouvernement, au lendemain du « compromis » proposé aux partenaires sociaux de retirer l’âge pivot de 64 ans.

« Ce qui compte, ce n’est pas l’instrument »

« J’ai toujours dit et je pense toujours à titre personnel que l’âge pivot est la meilleure façon de garantir le retour à l’équilibre du système actuel et la pérennité et l’équilibre financier du système futur. Mais les organisations syndicales et les organisations patronales se sont mises d’accord dans le respect d’un calendrier que je souhaitais pour me faire des propositions pour revenir à l’équilibre. Ce qui compte, ce n’est pas l’instrument, c’est l’objectif, c’est l’équilibre dès lors qu’ils admettent eux-mêmes », a ajouté Edouard Philippe, renvoyant à la conférence de financement qu’il a proposée.

« Nous allons faire des propositions, chacun a bougé, mais l’équilibre, le principe et la façon dont on l’obtiendra, n’est pas négociable », a-t-il ajouté. « Je ne laisserai pas passer et le gouvernement ne laissera pas passer un projet de loi qui ne prévoirait pas les mesures de remise à l’équilibre à l’horizon 2027 car ce serait totalement irresponsable, donc je prendrai mes responsabilités », a-t-il insisté, interrogé sur une possible réintroduction de l’âge pivot dans le projet de loi.

Maintien de l'ordre et violences

Interrogé également sur les images de violences policières diffusées sur les réseaux sociaux ce week-end, le chef du gouvernement a expliqué qu’il ne « plaçait » pas les violences des manifestants et celles exercées par les forces de l’ordre « sur le même niveau ». Avant toutefois de préciser : « Il faut parfois utiliser la force pour ramener l’ordre et il ne faut pas en avoir peur. Mais les policiers sont aussi les gardiens de la paix (...) Quand il y a un usage disproportionné de la force, quand on ne respecte pas les règles d'engagement, alors il doit y avoir enquête, il doit y avoir sanction le cas échéant. »