Devoir de réserve : Ségolène Royal sommée d’arrêter les critiques contre le gouvernement

CLASH L’ancienne candidate à la présidentielle doit s’en tenir à un devoir de réserve en raison de son poste d’ambassadrice des pôles

J.-L.D. avec AFP

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Par la fonction qu'elle occupe, Ségolène Royal doit s'en tenir à un devoir de réserve.
Par la fonction qu'elle occupe, Ségolène Royal doit s'en tenir à un devoir de réserve. — PINSON/SIPA

La ministre de la Transition écologique et solidaire, Elisabeth Borne, a lancé ce dimanche un ultimatum à l’ambassadrice des pôles Ségolène Royal, qui a multiplié récemment les attaques contre l’exécutif, la sommant de « faire un choix » si elle veut garder sa fonction impliquant un « devoir de réserve ».

« Je pense que Ségolène Royal va devoir faire un choix : soit elle veut rester ambassadrice, et évidemment il y a un devoir de réserve, soit elle veut avoir sa liberté de parole (…) et dans ce cas il faut qu’elle ne soit plus ambassadrice soumise à une obligation de réserve », a déclaré Elisabeth Borne sur BFMTV.

« Clarifier les situations ensemble »

La ministre, qui réagissait à une question sur un déplacement de Ségolène Royal pour soutenir la candidate du parti socialiste aux municipales à Toulouse, Nadia Pellefigue, avait déjà rappelé vendredi l’ambassadrice à son « devoir de réserve ».

« Je pense qu’on va être amenées à clarifier les situations ensemble », a prévenu Elisabeth Borne. « J’entends Ségolène Royal qui nous dit "Je suis attachée à ma liberté de parole". Très bien, dans ce cas-là il ne faut pas occuper une fonction dans laquelle il y a une obligation de réserve », a-t-elle martelé.

Une convocation attendue à l’Assemblée nationale

L’ex-ministre et candidate socialiste à la présidentielle de 2007 a multiplié ces derniers temps les attaques à l’encontre du gouvernement, publiant en décembre des tweets critiquant le pouvoir sur les pesticides, la réforme des retraites, ainsi que la proximité d’Emmanuel Macron avec « le monde du business mondialisé ».

Elle devrait prochainement recevoir une convocation devant l’Assemblée nationale pour s’expliquer sur son bilan d’ambassadrice des pôles, un poste auquel elle a été nommée par le président Emmanuel Macron.