Municipales 2020: Condamné pour agression sexuelle, le maire de Firminy, dans la Loire, est candidat

ELECTIONS Il sollicite un troisième mandat consécutif de maire et nie les faits d’agression sexuelle d’une employée du conseil départemental du Puy-de-Dôme

B.D. avec AFP

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Firminy (Loire)
Firminy (Loire) — Capture d'écran Google map

Le maire sortant de Firminy, dans la Loire, Marc Petit, condamné à six mois de prison avec sursis pour agression sexuelle, se représente aux municipales, a-t-on appris ce samedi auprès de son entourage et de la direction du PCF, dont il est suspendu.

Marc Petit, 52 ans, par ailleurs conseiller métropolitain et conseiller départemental, sollicite un troisième mandat consécutif de maire de cette ville de 17.000 habitants. Il nie les faits d’agression sexuelle d’une employée du conseil départemental du Puy-de-Dôme pour lesquels il a écopé d’une peine alourdie en appel à Lyon en novembre (six mois avec sursis contre 1 mois), sans inscription au fichier des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes (Fijais).

La porte-parole nationale du PCF « déplore ce choix »

La condamnation de Marc Petit n’est toutefois pas définitive, car il a formé un pourvoi en cassation. Contacté par l’AFP, il n’était « pas disponible » ce samedi soir. Cécile Cukierman, sénatrice de la Loire et porte-parole nationale du PCF, « déplore ce choix » de l’élu qu’elle avait appelé à la démission, sans succès.

« Les colistiers communistes de Marc Petit seront à leur tour suspendus de leur droit d’adhésion, car ils se mettent en dehors de la décision politique prise par le PCF, qui est automatique pour ce genre de fait », a-t-elle annoncé. Une liste conduite par Anne-Sophie Putot, une fonctionnaire territoriale de 34 ans, secrétaire de la section locale du PCF de Firminy, soutenue par le Parti socialiste, Génération-s et La France insoumise, a par ailleurs été annoncée ce samedi.

Marc Petit avait été reconnu coupable en février 2019 par le tribunal correctionnel de Saint-Etienne de l’agression sexuelle d’une employée du service communication du conseil départemental du Puy-de-Dôme, lors d’un déplacement à Istanbul le 17 juillet 2016, à l’occasion du classement d’une partie de l’œuvre de l’architecte Le Corbusier au Patrimoine mondial de l’Unesco. Depuis ce jugement, la majorité des élus du conseil municipal a demandé, en vain, son retrait de la fonction de maire et plusieurs d’entre eux ont démissionné.