Réforme des retraites : Ségolène Royal dénonce « l’ego machiste » de l’exécutif

TACLE La mobilisation contre la réforme des retraites entre dans sa 34e journée

20 Minutes avec AFP

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Ségolène Royal, le 12 avril 2017 à Paris.
Ségolène Royal, le 12 avril 2017 à Paris. — GABRIEL BOUYS / AFP

Pour Ségolène Royal, la réforme des retraites ne tient plus qu’à « l’ego machiste » de l’exécutif. L’ancienne ministre socialiste a appelé le gouvernement à saisir la main tendue de Laurent Berger, le patron de la CFDT, pour sortir de la crise.

« Bien sûr [qu’il faut accepter cette main tendue], il est plus que temps d’ailleurs », a répondu sur France 2 l’ancienne candidate à la présidentielle de 2007. Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, a de nouveau demandé dimanche le retrait de l’âge pivot, mesure « injuste » et « inutile », et a proposé sur France 2 « une conférence de financement » du système de retraites distincte du projet de loi en préparation.

« Brutalité politique »

Selon Ségolène Royal, « l’âge pivot, c’est quelque chose qui n’était pas dans le programme présidentiel d’Emmanuel Macron et qui n’a rien à faire dans cette réforme ». Et « la seconde proposition qui concerne la commission de financement, c’est tout simplement une demande de démocratisation du processus car ce qui pêche, aujourd’hui, c’est la concentration du pouvoir entre les mains de quelques-uns qui décident pour 60 millions de Français », a-t-elle ajouté.

« Cet état désolant qui est dû à une brutalité politique doit cesser », a insisté l’ancienne ministre en appelant de nouveau au retrait du texte. « Ce qu’on attend du Premier ministre ce matin, c’est du bon sens et c’est de l’empathie par rapport à ce qui se passe et c’est d’arrêter d’être sur cet ego machiste qui consiste à dire : on l’a dit, on le fait », a-t-elle critiqué. Invitée à préciser qui elle visait avec cette accusation, elle a désigné « le président de la République, le Premier ministre, le ministre de l’Economie et le ministre du Budget », en assurant qu'« ils ne seront pas humiliés en reculant ».