VIDEO. Réforme des retraites, Brexit, « unité nationale »… Que faut-il retenir des vœux d’Emmanuel Macron ?

RECAP Le président de la République a formulé ses traditionnels vœux ce mardi soir

20 Minutes avec AFP

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Emmanuel Macron lors de ses vœux 2020.
Emmanuel Macron lors de ses vœux 2020. — AFP

Vous n’avez pas pu suivre en direct l'allocution du président de la République ? Pas de stress, 20 Minutes vous offre une séance de rattrapage. Alors, que faut-il retenir du traditionnel discours de vœux adressés aux Français d' Emmanuel Macron ?

Sur la réforme des retraites

Le chef d’Etat était attendu sur le sujet des retraites. Eh bien, Emmanuel Macron a réaffirmé sa détermination à « mener à bien la réforme des retraites », tout en pressant le gouvernement de « trouver un compromis rapide », alors que la grève entre mercredi dans son 28e jour.

« Je mesure combien les décisions prises peuvent heurter et susciter des craintes et des oppositions, a reconnu le président, sur un ton sobre. Faut-il pour autant renoncer à changer notre pays, notre quotidien ? Non. Car ce serait abandonner ceux que le système a déjà abandonnés, ce serait trahir nos enfants, leurs enfants après eux, qui alors, auraient à payer le prix de nos renoncements. C’est pour cela que la réforme des retraites sera menée à son terme. »

Emmanuel Macron n’a pas mentionné l’âge pivot, dont la CFDT a fait une « ligne rouge », malgré l’appel d’une quinzaine de députés de la majorité dans une tribune de presse mardi. Il a en revanche conforté une ouverture sur un autre sujet défendu par la CFDT : la question de la pénibilité, promettant de prendre « en compte les tâches difficiles pour permettre à ceux qui les exercent de partir plus tôt sans que cela soit lié à un statut ou à une entreprise ».

Le chef de l’Etat a plus globalement redit son engagement à « transformer le pays » malgré les contestations. Il a également promis d'« entamer la revalorisation et la transformation des carrières des enseignants, des professeurs, des soignants » et de « mener une politique ambitieuse pour l’hôpital », deux des secteurs où les contestations ont été les plus vives ces dernières semaines.

Sur l’Europe et le Brexit

Emmanuel Macron a promis mardi de maintenir entre la France et le Royaume-Uni une « relation solide » après le Brexit. Ainsi, dans son allocution, il a appelé à la construction « d’une Europe souveraine sur le plan de la défense, de la sécurité, du climat, du numérique », jugeant qu'« une Europe fière de son modèle démocratique alliant liberté et solidarité sera tout à la fois notre bouclier et notre porte-voix ».

« A cet égard, la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne est une épreuve. J’œuvrerai pour maintenir entre nos deux pays une relation solide », a-t-il assuré.

Sur « l’unité nationale »

Il a annoncé de « nouvelles décisions ». Le président de la République a en effet affirmé mardi qu’il prendrait « dans les prochaines semaines » de « nouvelles décisions » contre « les forces qui minent l’unité nationale », dans une allusion au communautarisme. « Je vois trop de divisions au nom des origines, des religions, des intérêts » a affirmé le chef de l’Etat qui a assuré vouloir « lutter avec détermination contre les forces qui minent l’unité nationale », car « 2020 doit ouvrir la décennie de l’unité retrouvée de la nation ». « L’Etat et les services publics ont un rôle essentiel pour renforcer cette unité française », a ajouté Emmanuel Macron, alors que de vives polémiques sur la laïcité et le port du voile ont de nouveau secoué en 2019 les partis politiques et divisé le gouvernement.

« Je sais en la matière pouvoir compter sur tous les élus », a ajouté le président, qui a adressé « une pensée chaleureuse pour les maires de France » qui sont « les piliers de la République, du quotidien, des territoires ». A l’approche des élections municipales en mars 2020, des voix se sont fait entendre depuis l’été pour réclamer l’interdiction de listes communautaristes, initiative à laquelle le chef de l’Etat est toutefois opposé. Ce dernier, qui avait appelé à « ne pas stigmatiser » les autorités du culte musulman, avait convoqué à l’automne le Conseil français du culte musulman (CFCM) à l’Elysée pour lui demander d’être plus offensif dans la lutte contre la radicalisation et l’islamisme politique.