Réforme des retraites : Des députés LREM réclament une « alternative » à l'âge pivot, « injuste socialement »

RETRAITE Dans une tribune, une quinzaine de députés LREM réclame une « alternative » à l'âge pivot des retraites, jugé « injuste socialement »

20 Minutes avec AFP

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Une manifestation contre la réforme des retraites, le 17 décembre 2019 à Lyon.
Une manifestation contre la réforme des retraites, le 17 décembre 2019 à Lyon. — ROMAIN DOUCELIN/SIPA
  • Les opposants à la réforme des retraites, mobilisés depuis plusieurs semaines, dénoncent notamment l'instauration prévue d'un âge pivot. 
  • Dans une tribune publiée par Libération, une quinzaine de députés LREM dénonce à son tour cette mesure, jugée « injuste socialement ». 
  • Ils appellent à une « alternative » reposant sur un âge modulable selon les situations. 

Emmanuel Macron entendra-t-il leur appel, avant ses voeux du 31 décembre, particulièrement attendus en pleine période de contestation de la réforme des retraites ? Une quinzaine de députés LREM demande en tout cas au gouvernement, dans une tribune publiée par Libération, une « alternative à l’âge pivot ».

« Parce que nous ne commençons pas tous à travailler au même âge, parce que la pénibilité n’est pas la même pour tous selon les métiers, […] l’âge de référence de départ à la retraite ne peut être le même pour tous. L’âge pivot serait injuste socialement » ; y affirment ainsi ces élus appartenant principalement à l’aile gauche du parti.

« Réinstaurer un climat de dialogue social apaisé »

Selon eux, l’âge de départ devrait « être modulable en fonction des parcours de chacun sous la forme d’un âge d’équilibre individualisé, à partir duquel le niveau de pension de chaque retraité serait garanti », alors que la réforme prévoit l’instauration d'un âge pivot dès 2022, assorti d’un bonus-malus.

« Ce n’est qu’avec les partenaires sociaux que nous pourrons dessiner cette réforme historique, trouver collectivement des solutions adéquates en phase avec notre époque. Nous devons réinstaurer un climat de dialogue social apaisé dont le régime universel lui-même dépendra », avancent enfin les signataires.