Grève contre la réforme des retraites : Les commerçants peuvent demander aux impôts un délai de paiement

MOBILISATION Mi-décembre, la maire de Paris Anne Hidalgo avait réclamé mi-décembre « des indemnisations » pour les commerçants de la capitale

Manon Aublanc

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A Toulouse, les commerçants ont vu fondre leur chiffres d'affaires de décembre de 20 à 70%.
A Toulouse, les commerçants ont vu fondre leur chiffres d'affaires de décembre de 20 à 70%. — H. Menal - 20 Minutes

Touchés de plein fouet par les trois semaines de grèves contre la réforme des retraites, les commerçants peuvent demander un report du paiement de leurs prélèvements fiscaux, a annoncé Laurent Maillard, porte-parole du groupe LREM à l’Assemblée, ce jeudi.

« Ce que nous proposons, pour l’ensemble des commerçants, c’est de faire un report de charges (…), un report fiscal. Il n’y a qu’à demander, c’est un Cerfa, donc un formulaire tout simple, recto verso, disponible sur le site du ministère (de l’Economie) », et qui peut être rempli aussi auprès des Chambres de commerce et d’industrie et des Chambres des métiers, a-t-il expliqué sur Cnews.

Des mesures déjà prises après le mouvement des « gilets jaunes »

Avec ce « différé de paiement de charges », les entreprises concernées pourront « retrouver de la trésorerie dans ce moment un peu compliqué pour nos commerçants », a-t-il souligné.

Le gouvernement avait décidé le 11 décembre de réactiver des mesures d’aides déjà utilisées lors du mouvement des "gilets jaunes" (étalement de paiement de leurs charges fiscales et sociales, mesures de chômage partiel…) pour répondre notamment aux préoccupations du secteur du tourisme.

De 25 % à 60 % de pertes d’activités

Mais la maire de Paris Anne Hidalgo a réclamé mi-décembre « des indemnisations » pour les commerçants de la capitale, et la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) Paris Ile-de-France « des mesures plus vigoureuses ». Les représentants des commerçants et des hôteliers-restaurateurs franciliens avaient fait état mi-décembre de chutes d’activité allant de 25 % à 60 %.

Laurent Maillard, député de Paris, a souligné à titre d’exemple que dans les 1er, 2e, 8e et 9e arrondissements de la capitale, les hôtels sont « à moitié remplis alors que normalement on est dans une période de l’année totalement pleine ».