Deux députés demandent des comptes à Ségolène Royal sur son bilan d’ambassadrice des pôles

CLIMAT Les députés veulent des explications sur « son absence à l’ensemble des réunions officielles au Conseil de l’Arctique » et « ses interventions médiatiques quasiment hebdomadaires sur la politique nationale »

20 Minutes avec AFP

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Ségolène Royal est actuellement l'ambassadrice de la France pour les pôles. (archives)
Ségolène Royal est actuellement l'ambassadrice de la France pour les pôles. (archives) — Lionel Urman/SIPA

Mise en cause pour l’utilisation de ses moyens d’ambassadrice des pôles par deux députés UDI et LREM, Ségolène Royal va être convoquée pour s’expliquer à l’Assemblée nationale, a indiqué le président de l’UDI Jean-Christophe Lagarde, ce mardi, confirmant une information du Figaro.

Le député Christophe Naegelen (UDI), co-responsable de la mission d’information de l’Assemblée nationale sur la problématique des pôles, et son collègue macroniste Éric Girardin vont transmettre la convocation à l’ex-ministre dans les jours à venir. « Nous demandons qu’elle soit en parallèle auditionnée par la commission des affaires étrangères », a précisé Jean-Christophe Lagarde.

Absente aux réunions officielles au Conseil de l’Arctique

Ségolène Royal, nommée il y a deux ans ambassadrice de France chargée des négociations internationales pour les pôles, devrait recevoir la convocation dans les jours à venir.

Les députés veulent entendre ses explications sur « son absence à l’ensemble des réunions officielles au Conseil de l’Arctique qui se sont tenues depuis sa nomination » et « ses interventions médiatiques quasiment hebdomadaires sur la politique nationale », selon Christophe Naegelen, cité par Le Figaro.

Une fonction pour laquelle elle n’est pas rémunérée

En novembre, l’hebdomadaire Le Point et franceinfo, avaient publié des enquêtes pointant le comportement de l’ex-candidate socialiste à la présidentielle, la chaîne d’info l’accusant de se servir de sa fonction – pour laquelle elle n’est pas rémunérée – et de ses trois collaborateurs, financés par le ministère des Affaires étrangères, pour promouvoir des activités personnelles.

Des « insinuations » « calomnieuses », avait réagi l’ancienne ministre de l’Environnement, qui avait dénoncé des « attaques » lancées « comme par hasard au moment où (elle) apparaît dans les sondages la mieux placée pour relever le défi de la gauche à l’élection présidentielle » en 2022. Une élection à laquelle elle n’a pas exclu de participer.