Colonisation : Marine Le Pen reproche à Emmanuel Macron de « salir l’Histoire de France »

RASSEMBLEMENT NATIONAL Le président français a déclaré que le colonialisme avait été une « faute de la République »

J.-L.D. avec AFP

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Marine Le Pen n'a pas été convaincue par les propos d'Emmanuel Macron
Marine Le Pen n'a pas été convaincue par les propos d'Emmanuel Macron — Jacques Witt/SIPA

Marine Le Pen a accusé ce dimanche Emmanuel Macron de « salir l’Histoire de France » et de « mettre en danger nos soldats en Afrique » en déclarant que le colonialisme avait été une « faute de la République ».

« En se vautrant dans la repentance, qui plus est à l’étranger, en ne retenant que les aspects négatifs d’un processus complexe, Macron salit l’Histoire de France et met en danger nos soldats en Afrique, déjà soumis à une haine anti-français croissante. C’est irresponsable », a écrit la présidente du Rassemblement national (RN) sur Twitter.

Florian Philippot en rajoute

L’ancien lieutenant de Marine Le Pen, Florian Philippot, qui a quitté le RN pour présider le parti Les Patriotes, a également critiqué le chef de l’Etat. « Vous reprendrez bien une petite dose de repentance ? Nos "présidents" ne savent plus faire que ça depuis 25 ans », estime-t-il. « Trop souvent aujourd’hui la France est perçue » comme ayant « un regard d’hégémonie et des oripeaux d’un colonialisme qui a été une erreur profonde, une faute de la République », a déclaré Emmanuel Macron samedi lors d’une conférence de presse à Abidjan en compagnie du président ivoirien Alassane Ouattara.

Au cours de cette conférence de presse, le président français a aussi une nouvelle fois réclamé de la clarté aux gouvernements sahéliens sur la présence militaire française et la lutte contre le djihadisme, sur fond de montée d’un sentiment anti-français dans la région.

« La France n’est pas là avec des fins impériales (…) je ne me laisserai pas attaquer, je ne laisserai pas attaquer nos soldats avec ce type d’arguments », a-t-il insisté. En février 2017, Emmanuel Macron, alors candidat à la présidentielle, avait qualifié sur une chaîne algérienne la colonisation de « crime contre l’humanité », créant une vive polémique en France.