Municipales 2020 à Marseille : Yvon Berland en route pour l’investiture LREM

ELECTIONS Il y avait deux autres candidats en lice et le dossier a mis du temps à se débloquer

20 Minutes avec AFP

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Yvon Berland, ici en 2014 avec Geneviève Fioraso
Yvon Berland, ici en 2014 avec Geneviève Fioraso — LILIAN AUFFRET/SIPA

D’après des sources concordantes, l’ex-président de l’Université Aix-Marseille, Yvon Berland, doit être investi lundi par LREM pour mener la liste présidentielle aux municipales de mars 2020 à Marseille.

A quatre mois du scrutin, le choix d’Yvon Berland intervient après de longs mois d’hésitation pour trouver le candidat désigné pour briguer la succession du maire LR de Marseille, Jean-Claude Gaudin. Le professeur de médecine de 68 ans « sera très probablement choisi » lors du bureau exécutif de LREM lundi, a indiqué une source interne au parti. L’information, révélée par Le Point, a été corroborée par plusieurs autres acteurs proches d’un dossier qui a mis du temps à se débloquer.

De longues tergiversations et un échec d’alliance

Outre Yvon Berland, deux autres prétendants étaient en lice pour obtenir l’investiture LREM dans la deuxième ville de France : le député En Marche ! de Marseille Saïd Ahamada, 46 ans, et Jean-Philippe Agresti, 45 ans, le doyen de la faculté de droit d’Aix-Marseille, qui s’est officiellement lancé dans la course mardi dernier.

Réputé proche du couple Macron, Jean-Philippe Agresti avait accompagné l’épouse du président de la République lors d’une visite de cette dernière, en juin à Marseille. Une visite interprétée par les commentateurs comme un possible adoubement. Mais le travail d’auditions mené par Jean-Marc Borello, un proche d’Emmanuel Macron, a permis de dégager le nom d’Yvon Berland, quitte à laisser planer la menace d’une éventuelle candidature LREM dissidente, comme à Paris et dans d’autres villes.

Lassé d’attendre la décision de la direction nationale du parti, Saïd Ahamada a annoncé sa candidature « quoi qu’il arrive » le 19 novembre, afin d’avoir le temps de « construire l’arc progressiste nécessaire pour gagner la ville ».