Retraites : LREM dénonce une offensive contre le gouvernement

REFORME Stanislas Guerini, délégué général de LREM, critique une opposition politique qui selon lui cherche à attirer toutes les colères

J.-L.D. avec AFP

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Stanislas Guerini, délégué général LREM.
Stanislas Guerini, délégué général LREM. — Jacques Witt/SIPA

Stanislas Guerini, délégué général de LREM, dénonce la volonté de l’opposition d’attiser « toutes les colères », à l’approche de la journée de mobilisation le 5 décembre contre le projet de réforme des retraites.

Un projet dont l’opposition pointe pour sa part l’opacité en l’absence d’un vrai dialogue. « C’est quand même historique ce qui se passe : le RN sera au côté du PS pour manifester, là où la CFDT n’appelle pas à la manifestation », s’est offusqué le patron de LREM dans l’émission “Dimanche en politique” sur France 3, évoquant ensuite sur Twitter « un mur [qui] va tomber ».

La convergence des colères

« On voit bien qu’il y a une volonté de faire converger toutes les colères, d’attiser tout ce qui va mal », a-t-il affirmé, dénonçant la forte mobilisation annoncée des opposants au projet du gouvernement, qui risque de paralyser le pays. Le mouvement de grève s’annonce fort notamment dans les transports, mais aussi à EDF, dans les universités, l’Education nationale ou encore la Justice.

« Tout cela est orienté contre la politique du gouvernement par ceux qui ont toujours le sentiment qu’on a pris le pouvoir par effraction et qui n’ont qu’un rêve au fond : faire en sorte que nous ne réussissions pas », fait valoir Stanislas Guerini.

Une opacité dénoncée

Adrien Quatennens, numéro 2 de La France insoumise​, avait affirmé auparavant que si « dans le pays, les colères sont nombreuses », la mobilisation du 5 décembre devait se concentrer sur la réforme des retraites. « Il ne faut pas dévier, il faut aller sur les retraites, parce qu’on peut faire reculer ce gouvernement », a-t-il insisté.

A droite, Gérard Larcher (LR) a dénoncé pour sa part « l’opacité totale » autour du projet du gouvernement qu’il a appelé à clarifier les choses. « Je ne crois pas réellement à une espèce de miracle de réouverture d’un dialogue d’ici à jeudi », a affirmé le président du Sénat, mais « d’ici la fin du mois, il faut que le gouvernement éclaircisse ».

Unanimité de contre

La question de l’âge de départ à la retraite est, selon lui, posée avec l’augmentation de l’espérance de vie. « Il faut regarder les Français en face et leur dire : “On bougera, on ne restera pas à 62 ans. La réalité, c’est qu’on passera à 63 ans, puis à 64” », a-t-il insisté.

Pour la présidente de l’Ile-de-France, Valérie Pécresse (Libres !, ex-LR), « le vice initial de la réforme des retraites, c’est de vouloir changer les règles du jeu en cours de jeu. »

« Si la grève est ultrasuivie, si le service minimum n’est pas assuré aux heures de pointe, on va plonger des millions de Français dans la détresse », a-t-elle déploré sur BFMTV, indiquant que « si le service minimum n’est pas assuré » dans les transports publics, elle demandera « un remboursement » des usagers.