Emmanuel Macron lors d'un débat avec des maires à Cozzano, en Corse, le 4 avril 2019.
Emmanuel Macron lors d'un débat avec des maires à Cozzano, en Corse, le 4 avril 2019. — JOLY LEWIS/SIPA

RETRAITES

Grève du 5 décembre : Emmanuel Macron critique « une mobilisation contre la fin des régimes spéciaux »

Une journée de grève interprofessionnelle, notamment à la SNCF, est prévue le 5 décembre contre la réforme des retraites

Pour Emmanuel Macron, la grève du 5 décembre est avant tout « une mobilisation contre la fin des régimes spéciaux », a estimé le président français, ce vendredi, restant très ferme sur l’objectif de la réforme des retraites.

Cette journée de grève interprofessionnelle, notamment à la SNCF, est « avant tout la mobilisation de salariés d’entreprises, qui relèvent des régimes spéciaux. C’est donc une mobilisation contre la fin les régimes spéciaux​ », a-t-il déclaré, visant notamment « les grandes entreprises de transports ».

Deux jours visite dans sa ville natale d’Amiens

« Mais c’est l’engagement que j’ai pris devant les Français », a ajouté le chef de l’Etat lors d’une conférence de presse à Nesle (Somme), à l’issue de deux jours visite dans sa ville natale d’Amiens. « Si d’autres veulent brouiller l’exercice c’est leur responsabilité, pas la mienne » (…). « Cela fait quelques mois que les uns ou les autres, inspirés par une logique de politique politicienne ou par une vision de la société que je ne partage pas, veulent à chaque occasion créer le désordre ».

Il a jugé « étrange » une mobilisation contre une réforme « dont on ne connaît pas les termes exacts ». Il a mis en garde « tous ceux qui essaient de jouer avec les peurs (qui) non seulement se trompent de combat », mais aussi « prennent des responsabilités au regard de la démocratie ».

« Le droit de manifester doit être respecté, dans un cadre, celui de la non-violence »

« Le droit de manifester doit être respecté, dans un cadre, celui de la non-violence. Tous ceux qui franchissent cette ligne sont les ennemis du droit de manifester. Je fais le distinguo. Toute formation politique comme toute formation syndicale s’honoreraient à exprimer clairement ce distinguo », a-t-il répété.

« Les régimes spéciaux ont tous vocation à retrouver le régime universel. Il ne faut plus embaucher de nouveaux jeunes qui seront dans le système historique, ça n’a plus aucun sens », a-t-il insisté. « Je ne vais pas expliquer au chauffeur de bus d’Amiens que sa retraite n’a rien à voir avec (celle) d’un chauffeur de la RATP ».