Ségolène Royal répond aux accusations sur ses activités d’ambassadrice des pôles

DEFENSE Très combative, l’ancienne ministre réfute globalement ce qui lui est reproché et attaque violemment les journalistes auteurs de l’enquête

Rachel Garrat-Valcarcel

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Ségolène Royal est actuellement l'ambassadrice de la France pour les pôles. (archives)
Ségolène Royal est actuellement l'ambassadrice de la France pour les pôles. (archives) — Lionel Urman/SIPA

Ségolène Royal, mise en cause la semaine dernière par des enquêtes de Radio France sur ses activités en tant qu’ambassadrice des pôles, a, pour la première fois, répondu ce mercredi matin sur France Inter. L’ancienne ministre, très remontée, a renommé la cellule investigation du groupe public, à l’origine des révélations, en « cellule investigation délation », autrice d’après elle d’une « pseudo-enquête ».

« C’est la première fois dans ma vie politique qui est longue, qu’on met en cause ma probité et ma capacité et ma force de travail. Je ne peux pas le laisser faire. » Mais, alors qu’elle a estimé avoir été « attaquée de façon diffamatoire et très violente », elle n’avait pas répondu aux 19 questions factuelles envoyées par le journaliste de Radio France («s’il mérite ce nom, il se prend pour un procureur »). Elle se justifie par le fait que ces questions étaient « elles-mêmes diffamatoires » et qu’elle n’avait pas eu accès aux documents de l’enquête.

Elle réfute tout

Elle a d’abord réfuté toucher une enveloppe de 100.000 pour ses frais de missions du ministère des Affaires étrangères. Elle a affirmé qu’il s’agissait d’un budget maximal, sur lequel chaque frais devait être dûment justifié. Sur l’utilisation de ses collaborateurs défrayés par le Quai d’Orsay et pourtant vus à des événements de communication personnelle, Ségolène Royal explique : « Ils travaillent 35 heures au service de la mission qui m’est confiée au service des pôles. Sur leur temps libre il leur arrive de m’accompagner au long cours. » L'ex-candidate à la présidentielle a affirmé que, lorsque ses collaborateurs l’accompagnent sur des événements politiques, c'est sur des jours de congé.

Enfin, il est reproché à l’ambassadrice des pôles de n’avoir été à aucun Conseil de l’Arctique et sa faible activité. Ce qu'elle réfute en bloc : « On prend l’exemple d’une institution où la France n’est qu’observatrice. J’ai été à 12 réunions internationales sur l’Arctique. Je n’ai pas à être au Conseil de l’Arctique car la France n’en est pas membre. Je ne vais pas aux réunions où la France n’a pas la parole. » Elle affirme que c’est l’ambassadeur de France du pays qui accueille la réunion du conseil qui y va. Ségolène Royal a aussi vanté son activisme dans son rôle d’ambassadrice.