Réforme des retraites : LREM veut « tenir », les centristes demandent une « conférence sociale »

SOCIAL Les partenaires sociaux doivent être reçus par Edouard Philippe la semaine du 25 novembre sur le projet de réforme des retraites

20 Minutes avec AFP

— 

«Je suis certain que la majorité tiendra car nous avons la conviction que ce que nous faisons est juste», a assuré sur franceinfo le patron de La République en Marche, Stanislas Guérini.
«Je suis certain que la majorité tiendra car nous avons la conviction que ce que nous faisons est juste», a assuré sur franceinfo le patron de La République en Marche, Stanislas Guérini. — Bertrand GUAY / AFP

La République en Marche veut « tenir » sur la réforme des retraites en dépit d’un risque de convergence des conflits sociaux, que ses alliés centristes ont pour leur part appelé dimanche à désamorcer par une « conférence sociale ».

« Je suis certain que la majorité tiendra car nous avons la conviction que ce que nous faisons est juste », a assuré sur franceinfo le patron de La République en Marche, Stanislas Guérini, alors que le premier anniversaire du mouvement des « gilets jaunes » a été émaillé de violences samedi à Paris.

« Notre responsabilité, c’est de garder la porte du dialogue ouverte »

Interrogé sur le risque d’une « convergence » des colères qui s’expriment à l’université, à l’hôpital, à la SNCF ou encore chez les pompiers, lors de la journée de mobilisation interprofessionnelle du 5 décembre contre la réforme des retraites, Stanislas Guérini a dit ne pas le craindre. « Notre responsabilité c’est de garder la porte du dialogue ouverte », a-t-il affirmé.

Les partenaires sociaux doivent être reçus par Edouard Philippe la semaine du 25 novembre sur le projet de réforme des retraites. Les syndicats représentatifs de la SNCF sont invités à une réunion jeudi avec le haut-commissaire aux Retraites Jean-Paul Delevoye et le secrétaire d’État aux Transports Jean-Baptiste Djebbari.

Les élus du MoDem et de l’UDI pour une « grande conférence sociale »

Mardi, Edouard Philippe avait mis en garde les cadres de la macronie sur les turbulences à venir et la nécessité de serrer les rangs. « Il y a évidemment un foyer de préoccupation qui est très fort. Il y a une inquiétude pour l’avenir du pays qui est marquée », a reconnu Stanislas Guérini. « Nous sommes à la fois lucides sur les colères et les inquiétudes qui peuvent s’exprimer mais résolus à continuer la transformation ».

Pour éviter la « coagulation » des conflits, les élus centristes du MoDem et de l’UDI ont quant à eux demandé, dans une tribune publiée par le Parisien, l’organisation avant le 5 décembre d’une « grande conférence sociale » réunissant syndicats et patronat, en vue notamment d’augmenter les salaires pour réduire les « inégalités » et répondre au défi de la transition écologique.

« Le gouvernement a augmenté le pouvoir d’achat en allégeant la feuille d’impôt, les entreprises et les syndicats doivent s’accorder pour augmenter la feuille de paie », suggèrent le chef de file des députés MoDem Patrick Mignola, celui des sénateurs centristes Hervé Marseille, et le président de l’UDI Jean-Christophe Lagarde​, au terme d’une semaine de mobilisations des étudiants, des personnels de santé puis des « gilets jaunes ».