Ségolène Royal accusée d’utiliser ses moyens d’ambassadrice des pôles à des fins personnelles

DETOURNEMENT Selon Franceinfo, Ségolène Royal a utilisé ses collaborateurs et l’enveloppe, mis à disposition par le ministère des Affaires étrangères pour sa fonction d’ambassadrice des pôles, dans la promotion d’autres activités

20 Minutes avec AFP

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L'ex-ministre de l'Ecologie Ségolène Royal.
L'ex-ministre de l'Ecologie Ségolène Royal. — LUDOVIC MARIN-POOL/SIPA

Alors que Franceinfo a révélé, ce vendredi, que l’ambassadrice des pôles, Ségolène Royal, a utilisé ses collaborateurs et l’enveloppe financés par le ministère des Affaires étrangères dans la promotion d’autres activités, cette dernière a dénoncé des « insinuations » « calomnieuses ».

En tant qu’ambassadrice chargée de la négociation internationale pour les pôles arctique et antarctique, Ségolène Royal dispose de trois collaborateurs et d’une enveloppe de 100.000 euros de frais de mission par an, mis à disposition par le ministère des Affaires étrangères, rappelle nos confrères.

Près de 1.500 euros de taxis en un mois

Selon Franceinfo, son assistante personnelle et son conseiller en communication attachés à son cabinet d’ambassadrice l’ont accompagnée, ensemble ou séparément, à plusieurs reprises depuis un an et demi sur des événements sans rapport avec son activité d’ambassadrice. Certaines des activités pointées concernent la promotion du livre de l’ex-ministre PS de l’Environnement en 2018 ou de sa fondation «Désirs d'avenir pour la planète​ ».

Franceinfo relève aussi des factures de VTC élevées, par exemple un total de 1.430 euros pour le mois de novembre 2017, contrairement aux instructions du ministère demandant aux ambassadeurs d’éviter l’utilisation « onéreuse » des taxis. Ségolène Royal a réagi, ce vendredi, sur Twitter, dénonçant des « insinuations » « calomnieuses et diffamatoires » : « Les activités bénévoles et associatives de mes proches ont lieu exclusivement sur leur temps libre. Pourquoi tant d’acharnement ? Je dérange encore ? Rien n’arrêtera mes actions et mes engagements écologiques. »

« Ça fait 30 ans que ça dure »

« Tout est faux », a-t-elle insisté sur RMC en disant « se réserver le droit » d’aller en justice. Elle a aussi assuré que « l’enveloppe qu ('elle) engage, c’est même pas la moitié » des 100.000 euros évoqués par FranceInfo, et qu’elle n’a « pas de chauffeur, pas de sécurité ».

« Qu’on m’attaque moi, j’ai l’habitude, ça fait 30 ans que ça dure », a-t-elle ajouté, en notant que ces « attaques » apparaissent « comme par hasard au moment où (elle) apparaît dans les sondages la mieux placée pour relever le défi de la gauche à l'élection présidentielle » en 2022. Une élection à laquelle elle n'a pas exclu de participer. Ces « cochonneries dites par ce journaliste », à quelques semaines de l’Arctic Week à Paris, « c’est dégueulasse », a-t-elle lancé, notant qu’elles coïncident aussi selon elle avec ses « combats très durs contre les lobbies, le glyphosate, les pesticides, et là je ne lâcherai pas », a-t-elle assuré.