La prime transport saute à l'Assemblée

POLITIQUE Les députés ont décidé mardi en commission des Affaires sociales...

Avec agence

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Les constructeurs automobiles et leurs sous-traitants ont annoncé mercredi la conclusion d'un accord pour réduire sensiblement les délais de paiement, après des mois de négociations et un ultimatum fixé en novembre par le Premier ministre Dominique de Villepin.
Les constructeurs automobiles et leurs sous-traitants ont annoncé mercredi la conclusion d'un accord pour réduire sensiblement les délais de paiement, après des mois de négociations et un ultimatum fixé en novembre par le Premier ministre Dominique de Villepin. — Mychelle Daniau AFP/Archives

Les députés ont décidé mardi en commission des Affaires sociales de supprimer l'article du projet de budget 2009 pour la Sécu instaurant la prime transport annoncée par le gouvernement.

Cette mesure, adoptée à l'issue d'un âpre débat en commission, doit encore faire l'objet d'un vote en séance publique lors de l'examen, la semaine prochaine, du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS).

L'aide au transport pour les trajets domicile-travail, incluse par le gouvernement dans le PLFSS, s'articule en deux volets: l'extension de la prise en charge obligatoire de 50% des titres de transports collectifs, actuellement en vigueur en Ile-de-France, et la prise en charge facultative des frais d'utilisation d'un véhicule personnel, dans la limite de 200 euros par an.

«Le dispositif proposé ne se justifie pas ou plus, en particulier parce qu'il vaut mieux privilégier le salaire direct et que les prix du pétrole ont baissé», peut-on lire dans l'amendement du président UMP de la commission, Pierre Méhaignerie, et du rapporteur du budget Sécu, Yves Bur (UMP).

Dans un amendement identique, Dominique Tian (UMP) dénonce lui «une nouvelle taxe qui frappe l'appareil productif dans un contexte de crise financière systémique, de récession au sein de l'économie réelle et de poussée de l'inflation qui obère le pouvoir d'achat». La prime transport pourrait, selon lui, avoir «un impact négatif en matière d'emploi».