Seniors : Les députés maintiennent l’exonération sociale pour les aides à domicile

BUDGET L’Assemblée nationale a voté le maintien de l’exonération totale de charges sociales accordées aux plus de 70 ans employant une aide à domicile

20 Minutes avec AFP

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Assemblée Nationale : Questions au Gouvernement.
Assemblée Nationale : Questions au Gouvernement. — NICOLAS MESSYASZ/SIPA

L’exonération sociale sur l’emploi à domicile pour les seniors, que le gouvernement voulait initialement supprimer, sera finalement maintenue, après un vote des députés à l’Assemblée nationale dans la nuit de mercredi à jeudi.

Avec le report du 1er octobre au 1er janvier d’une réforme du dispositif d’exonération de cotisations sociales pour les auto-entrepreneurs, ce maintien représentera une hausse des crédits de la mission travail et emploi de 253 millions d’euros, a précisé la ministre du Travail, Muriel Pénicaud.

De vives critiques de la part des oppositions

En septembre, le gouvernement avait annoncé vouloir supprimer l’exonération totale de charges sociales accordées à tous les seniors de plus de 70 ans qui emploient une aide à domicile, le maintenant uniquement pour les personnes dépendantes ou handicapées.

Ce projet de suppression d’exonération avait suscité de vives critiques de la part des oppositions, à gauche comme à droite, suivies d’un désaveu public cinglant du Premier ministre Édouard Philippe envers la ministre du Travail lui demandant de « renoncer » à y toucher. Les députés ont donc voté un amendement gouvernemental pour supprimer l’article mettant fin à cette exonération dans le projet de budget 2020.

Deux millions de personnes formées

Le surcoût aurait dû être de 373 millions mais Muriel Pénicaud a annoncé 120 millions d’euros d’économies sur le plan d’investissement dans les compétences (PIC) « sans remettre en cause la poursuite des actions lancées et le lancement des actions nouvelles en 2020 ».

Ce plan prévoit de former un million de chômeurs et un million de décrocheurs sur cinq ans. Le député LR Gérard Cherpion a regretté que « le PIC serve de variable d’ajustement », 120 millions d’euros représentant « 24.000 formations ».