Sexisme à l’Assemblée nationale : Yaël Braun-Pivet dénonce le comportement de certains députés

REMARQUES Dans une interview accordée à « Elle », Yaël Braun-Pivet, présidente LREM de la commission des Lois de l’Assemblée nationale et députée des Yvelines, dénonce le sexisme ordinaire au Palais Bourbon

M.A.

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La députée Yael Braun-Pivet (LREM) à l'Assemblée.
La députée Yael Braun-Pivet (LREM) à l'Assemblée. — JACQUES DEMARTHON / AFP

Si l’Assemblée nationale compte aujourd’hui 224 femmes dans ses rangs, soit 34 % de l’hémicycle, contre moins d’une dizaine en 1968, le sexisme est loin d’avoir disparu. Dans un entretien accordé au magazine Elle, Yaël Braun-Pivet, présidente LREM de la commission des Lois de l’Assemblée nationale et députée des Yvelines, s’est confiée sur les nombreuses attaques sexistes qu’elle a subies.

« On est sans cesse ramenée à sa féminité, voire à sa sexualité », dénonce Yaël Braun-Pivet, qui a dû affronter de nombreuses attaques sexistes depuis le début de son mandat.

« Ne faites pas votre maîtresse d’école »

« Récemment, après l’audition du ministre de l’Intérieur, un homme m’a envoyé ce mail : "J’ai été frappé par votre comportement et vos réactions physiques, êtes-vous la maîtresse en titre ou potentielle de Castaner ?" C’est ahurissant », raconte-t-elle.

« Certains députés ont pu me dire "Ne faites pas votre maîtresse d’école", ou "Merci pour vos réflexions quasi maternelles", alors que je faisais un rappel au règlement dans le cadre de ma fonction », poursuit Yaël Braun-Pivet. « D’autres entrent dans mon bureau en me demandant si je suis fatiguée, si je m’en sors. Ces questions ne sont jamais posées aux hommes​ », estime la députée LREM, qui dénonce un sexisme ordinaire.