Nouvelle-Calédonie : Le deuxième référendum sur l’indépendance aura lieu le 6 septembre 2020

VOTE Le 4 novembre 2018, lors du premier référendum, 56,7 % des électeurs avaient voté pour le maintien de la Nouvelle-Calédonie dans la France

20 Minutes avec AFP

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Un électeur vote pour le second tour de la présidentielle en Nouvelle-Calédonie, à Nouméa, le 7 avril 2017.
Un électeur vote pour le second tour de la présidentielle en Nouvelle-Calédonie, à Nouméa, le 7 avril 2017. — Fred Payet / AFP

On connaît désormais la date officielle. Le deuxième référendum sur l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie aura lieu le 6 septembre 2020, selon une décision du Premier ministre transmise par le haut-commissariat de la République à Nouméa, ce mardi. Le premier scrutin s’était déroulé le 4 novembre 2018.

« Cette date permet, au regard des contraintes juridiques et matérielles de garantir le parfait déroulement du scrutin », précise le communiqué du haut-commissariat à la presse. Le 10 octobre dernier, Edouard Philippe avait reçu les dirigeants calédoniens, à Matignon, lors d’un comité des signataires de l’accord de Nouméa (1998). Le Premier ministre avait eu ensuite plusieurs semaines pour trancher entre les dates du 30 août ou du 6 septembre 2020.

Une date intermédiaire pour satisfaire les formations politiques locales

Le principal objectif était que le scrutin ne se télescope pas avec le calendrier des échéances électorales nationales (municipales puis présidentielles), afin que la question de l’avenir politique de la Nouvelle-Calédonie n’en devienne pas un des enjeux.

La principale formation loyaliste, L’Avenir en confiance, souhaitait aller vite avec un référendum dès juillet, tandis que les indépendantistes kanak du FLNKS prônaient une date « le plus tard possible dans le délai légal », en novembre 2020. Un compromis avait été trouvé le 10 octobre sur des dates intermédiaires.

Edouard Philippe souhaite une consultation aussi « irréprochable » que la première

L’ambition exprimée par Edouard Philippe était que la consultation soit aussi « irréprochable » que la première. Celle-ci avait notamment été organisée en présence d’observateurs de l’Onu, de 250 délégués de l’Etat déployés dans les bureaux de vote et d’une gestion attentive du corps électoral, soumis à différentes conditions. Le résultat n’avait pas soulevé de contestation.

Le 4 novembre 2018, les partisans du maintien de la Nouvelle-Calédonie dans la France l’avaient emporté avec 56,7 % des suffrages. En vertu de l’accord de Nouméa, qui organise la décolonisation progressive de l’archipel et si le « non » à l’indépendance gagne à nouveau, un troisième référendum pourra ensuite avoir lieu d’ici 2022.