Rassemblement national : Marine Le Pen a « envie d’être candidate en 2022 »

PRESIDENTIELLE Marine Le Pen a exprimé son envie de voir les idées du Rassemblement national arriver au pouvoir

J.-L.D.

— 

Marine Le Pen
Marine Le Pen — Jacques Witt/SIPA

Le pseudo-suspense n’aura pas duré longtemps : Marine Le Pen a déclaré son envie d’être candidate en 2022 pour le Rassemblement national ce dimanche au Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI : « J’ai été deux fois candidate à la présidentielle et je m’apprête à l’être pour la troisième fois. Oui, j’ai envie d’être candidate. »

Elle a argumenté dans une longue anaphore : « J’ai surtout envie qu’on arrête avec la politique qui est menée. J’ai envie qu’on arrête avec le chômage, qu’on arrête avec l’insécurité. J’ai envie que les agriculteurs arrêtent de se suicider. J’ai envie que les Français arrêtent d’être écrasés par les impôts. J’ai envie qu’on arrête de se battre pour défendre notre culture et notre identité, ce qui devrait couler de source. J’ai envie que tout ça s’arrête. J’ai envie que nos idées arrivent au pouvoir ».

Une large revue de l’actualité et un tacle à Christian Jacob

La présidente du Rassemblement national n’a pas manqué de commenter l’actualité, abordant à la fois le voile, qu’elle souhaite voir « interdit dans l’intégralité de l’espace public », la Turquie qui, d'après elle, devrait être suspendue de l’OTAN, le Brexit, où elle considère que le feuilleton touche à sa fin ou les perturbations SNCF. L’élue a déclaré que de tels problèmes en période de vacances scolaires « n’étaient pas admissibles », même si elle considère que les cheminots ont « probablement raison sur le fond ».

Sur les municipales 2020, Marine Le Pen refuse « de tendre la main [aux Républicains] », estimant que Christian Jacob, leur nouveau chef de file est plus violent avec le Rassemblement national qu’avec En Marche : « Tant pis, ils continueront leur lente descente aux enfers ». Elle a néanmoins glissé que certaines alliances locales allaient se faire.