Brest: Le maire et candidat aux municipales François Cuillandre mis en examen

JUSTICE L'affaire porte sur le versement d'indemnités aux élus socialistes

C.A. avec AFP

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Le maire PS de Brest François Cuillandre, ici en 2014.
Le maire PS de Brest François Cuillandre, ici en 2014. — Fred Tanneau / AFP
  • Le maire de Brest François Cuillandre a été mis en examen jeudi soir.
  • Le socialiste est candidat à sa propre succession aux élections municipales 2020.
  • François Cuillandre est impliqué dans une affaire de versement d’indemnités aux élus socialistes.

Il l’a annoncé lui-même, dans un communiqué. A six mois des élections municipales, le maire PS de Brest François Cuillandre a annoncé avoir été mis en examen jeudi soir. Il a été entendu pendant plusieurs heures par un juge d’instruction qui l’a mis en examen, dans le cadre de l’enquête sur le versement des indemnités des élus socialistes de la ville.

Le parquet de Brest avait ouvert une information judiciaire pour détournement de fonds publics, abus de confiance, complicité et recel. Une procédure ouverte à la suite de révélations du journal Le Télégramme sur la manière dont les indemnités des élus socialistes de la métropole étaient gérées par l’intermédiaire de l’association « Vivre à Brest ».

La quasi-totalité des élus socialistes versaient leur indemnité dans un pot commun avant une redistribution qu’ils jugeaient plus « juste et solidaire ». Deux anciens conseillers municipaux de Brest, Alain Masson et Jean-Luc Polard, avaient démissionné après ces révélations. Ils ont déjà été mis en examen pour « abus de confiance » et « complicité d’abus de confiance ».

Plus de 90 % des montants « ont été écartés »

En ce qui concerne le maire de Brest, ce dernier entend faire appel de sa mise en examen. « La juge a décidé la mise en examen de François Cuillandre pour une somme de 4.000 euros, constituant un prêt datant de 2012 », a regretté le maire. Précisant que « plus de 90 % des montants, objets des investigations », avaient été écartés.

François Cuillandre rappelle dans son communiqué avoir « lui-même apporté près de 100.000 euros d’indemnités, qu’il n’a donc pas perçues, entre 1989 et 2001, à ce dispositif de mutualisation solidaire ». Maire depuis 2001, il est candidat à sa propre succession.