Deux mises en examen dans l'affaire de la «fraude à la chaussette» à Perpignan

MUNICIPALES La deuxième adjointe du maire UMP en fait partie...

Avec agence
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Le procureur de la République a donné mardi des suites judiciaires à l'affaire de fraude présumée dans un bureau de vote, dimanche à Perpignan, où un responsable avait été surpris avec des bulletins dans ses poches et ses chaussettes.
Le procureur de la République a donné mardi des suites judiciaires à l'affaire de fraude présumée dans un bureau de vote, dimanche à Perpignan, où un responsable avait été surpris avec des bulletins dans ses poches et ses chaussettes. — Raymond Roig AFP

Deux personnes, dont Mimi Tjoyas, deuxième adjointe du maire UMP de Perpignan Jean-Paul Alduy, ont été mises en examen pour complicité de fraude électorale dans le cadre de l'enquête sur la «fraude à la chaussette» aux dernières municipales de Perpignan.


Ces deux personnes ont été placées sous contrôle judiciaire, avec notamment interdiction de rencontrer les autres protagonistes du dossier, a précisé à l'AFP le procureur adjoint de Perpignan, Dominique Alzéari.


Trois femmes qui faisaient partie du bureau numéro 4


«Le parquet n'est pas autorisé à communiquer les noms des personnes concernées et à donner les faits précis» qui leur sont reprochés, a-t-il souligné. Une troisième personne, dont l'identité n'a pas été précisée, «a été placée sous le statut de témoin assisté», a-t-il ajouté.


Mardi soir, trois femmes dont Mimi Tjoyas, davaientt été présentées mardi soir aux juges d'instruction chargés de l'enquête. Mimi Tjoyas est sortie du cabinet des juges vers 23h, mais s'est refusée à toute déclaration sur l'issue de l'audition, tout comme Angelique Garcia, nièce de Georges Garcia, l'homme trouvé en possession de bulletins et d'enveloppes dissimulés dans ses poches et chaussettes lors du second tour des municipales. Une troisième femme était toujours entendue par les juges après minuit.


Ces trois femmes proches de la majorité municipale faisaient partie du même bureau électoral numéro 4 et ont été présentées au juge à l'issue de 36 heures de garde à vue.


Jean-Paul Alduy refuse l'annulation de l'élection


Une quatrième personne a été relâchée mardi après-midi. Une cinquième, placée elle aussi en garde à vue lundi matin à l'antenne de la police judiciaire de la ville, avait été remise en liberté le soir même. Il s'agit d'un représentant communiste qui avait passé peu de temps dans le bureau électoral.


Le 7 octobre, le tribunal administratif de Montpellier a annulé l'élection municipale, qui avait donné Jean-Paul Alduy (UMP) gagnant face à Jacqueline Amiel-Donat, tête de la liste de gauche. Ce dernier a décidé d'interjeter appel devant le Conseil d'Etat, une requête qui suspendrait le jugement du tribunal administratif. Le Conseil d'Etat aurait alors six mois pour se prononcer.