Budget de la Sécu : Les députés veulent taxer la charcuterie aux sels nitrités et les alcools aromatisés

ALIMENTATION Ces amendements devront cependant être revotés dans l’hémicycle pour être intégrés au projet de budget de la Sécu pour 2020

20 Minutes avec AFP

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Rayon charcuterie dans un supermarché.
Rayon charcuterie dans un supermarché. — A. Gelebart/20 Minutes/SIPA

Plusieurs amendements visant à taxer la charcuterie contenant des sels nitrités et à instaurer une taxe sur les « premix »​ à base de vin aromatisé ont été votés, dans la nuit de mardi à mercredi, par les députés.

Adoptés dans le cadre de l’examen du projet de budget de la Sécu pour 2020, ces amendements devront cependant être revotés dans l’hémicycle pour être intégrés au projet de loi.

Les additifs nitrés accusés de favoriser les cancers colorectaux

L’amendement sur la charcuterie entend instaurer une taxe de 0,10 centime d’euros par kilogramme sur les produits de charcuterie contenant des additifs nitrés (nitrite, nitrate et/ou sel nitrité), accusés de favoriser les cancers colorectaux.

Porté par l’élu MoDem Richard Ramos et cosigné par une cinquantaine d’élus de divers groupes, notamment LREM, UDI-Agir, PS ou LFI, il a été adopté malgré les réticences du rapporteur Olivier Véran (LREM), qui a notamment fait valoir que l’impact de la mesure n’avait pas été suffisamment évalué.

Une taxe pour les boissons mélangeant alcool et boisson non alcoolisée très sucrée

Sont visés les produits de charcuterie dans leur ensemble (jambon, saucisson, pâté, rillettes…), précise l’amendement. Les nitrites permettent d’obtenir la couleur rose du jambon et d’en assurer la conservation, et l’industrie a beaucoup de mal à s’en passer.

Les députés ont également adopté un autre amendement d’Audrey Dufeu Schubert (LREM) visant à étendre la taxe « premix » (boissons mélangeant alcool et boisson non alcoolisée très sucrée) aux « premix » à base de vin mais avec une taxation inférieure. Les alcools de type « vinpops » (rosé pamplemousse, blanc pêche…) seraient taxés de 3 euros par décilitre d’alcool pur, là où les autres « premix » sont taxés à 11 euros.