2022 : « Bien sûr que je veux être présidente de la République », déclare Marine Le Pen

PRESIDENTIELLE 2022 La présidente du Rassemblement national estime que son parti est « le seul à avoir les solutions »

J.-L.D. avec AFP

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Marine Le Pen.
Marine Le Pen. — Thibault Camus/AP/SIPA

« Oui, bien sûr que je veux être présidente de la République », a déclaré ce dimanche Marine Le Pen, qui ne voit à ce stade « aucun [autre] candidat » pour lui succéder à la tête du Rassemblement national et briguer la présidentielle en 2022.

« Oui, bien sûr que je veux être présidente de la République. Pas pour moi-même parce que ça ne sera pas une promenade de santé, ni même un chemin de pétales de roses, mais parce que je pense que nous sommes les seuls à avoir les solutions », a déclaré sur Sud Radio la présidente du RN et ancienne finaliste de la présidentielle en 2017.

Marion Maréchal se désiste

« Pour l’instant, il n’y a pas de candidat » pour lui succéder à la présidence du RN, a souligné Marine Le Pen qui a succédé à son père Jean-Marie Le Pen à la tête du parti en 2011.

Le prochain congrès du parti, en 2021, « choisira le futur dirigeant du mouvement, c’est-à-dire le futur candidat à la présidentielle », a ajouté Marine Le Pen, dont la nièce Marion Maréchal a récemment annoncé qu’elle n’avait pas l’intention d’être candidate en 2022.

Marine Le Pen « pas en lutte contre une religion »

Marine Le Pen a par ailleurs estimé que l’islam en France était « entre les mains de gens qui viennent de l’étranger », « plus radicaux que les musulmans nés en France. C’est une radicalité d’importation » qui, selon elle, « menace en réalité les musulmans qui, eux, sont totalement intégrés, dans les lois et soumis à la Constitution française ».

« Je ne crois pas qu’être musulman, c’est obligatoirement être amené à vouloir que la charia soit supérieure aux lois de la République », a-t-elle affirmé, en citant une enquête de l’Ifop pour la fondation Jean Jaurès, réalisée fin août début septembre, selon laquelle 27 % des musulmans interrogés (et 41 % des musulmans étrangers) affirment que la charia devrait s’imposer aux lois de la République.

La présidente du RN a assuré qu’elle n’était « pas en lutte contre une religion » mais « contre le fondamentalisme islamiste » qui s’est développé « au travers de l’immigration anarchique ». Elle veut à cet égard « criminaliser » les organisations issues des Frères musulmans comme la fédération Musulmans de France (ex-UOIF).