Municipales 2020 à Strasbourg : Les principaux candidats en ordre de bataille pour mener la campagne

POLITIQUE Avec l’élection de Mathieu Cahn comme tête de liste PS aux municipales, le trombinoscope des candidats déjà déclarés et investis se précise

Gilles Varela et Nils Wilcke

— 

Une urne pour les municipales de Strasbourg (Illustration).
Une urne pour les municipales de Strasbourg (Illustration). — G.Varela/20 Minutes
  • L’adjoint Mathieu Cahn a été élu jeudi 10 octobre tête de liste PS par les militants pour les prochaines municipales à Strasbourg.
  • Sa tâche principale sera de rassembler la famille socialiste, divisée entre les grands élus.
  • « 20 Minutes » en profite pour faire le point sur les candidats déjà déclarés et investis.

Elle était encore un peu floue. Mais la situation des candidats aux municipales à Strasbourg en cette fin octobre, devient plus claire. Dernier investi en date, l’adjoint au maire Mathieu Cahn prendra la tête du PS pour mener la campagne.

Très peu de militants se sont déplacés pour élire leur tête de liste le 10 octobre. Plus précisément 101 sur les 150 dont la cotisation au parti est à jour. Mathieu Cahn compte pour sa part 74 voix en sa faveur. Comment expliquer cette faible mobilisation ? « C’est clair que nous avons perdu des militants cette dernière période, et pour faire simple depuis 2017. Nous ne sommes plus la même force militante, celle que nous avons pu être », reconnaît l’élu.

Rassembler la famille socialiste

Même le maire, Roland Ries (PS), ne s’est pas déplacé. Mathieu Cahn met en avant « un agenda certainement chargé comme l’est celui d’un maire » pour expliquer cette absence. « Je n’ai pas d’inquiétude, c’est un homme du PS, il s’est toujours porté pour le candidat PS, je n’ai pas de doute », veut croire l’élu, dont la tâche principale sera de rassembler un parti divisé entre les grands élus. Le président de l’Eurométropole Robert Herrmann laissant planer le doute sur sa candidature malgré son fracassant retrait cet été.

Mathieu Cahn souligne le mérite d’avoir été élu par les militants : « Nous nous sommes concertés et nous avons voté. Ça ne s’est pas décidé à Paris, comme pour les autres partis ». Une petite pique lancée envers le candidat LR, Jean-Philippe Vetter, investi à Paris quelques jours auparavant ? Ce dernier compte en tout cas sur son absence de participation aux affaires ces dernières années pour sortir du lot. Les Strasbourgeois veulent du changement », a-t-il affirmé à 20 Minutes juste après son investiture.

Les écolos affichent leurs ambitions

Face à la faiblesse du PS et forts de leur score aux Européennes, les écolos se sentent pousser des ailes. Première à s’être déclarée candidate pour devenir la tête de la liste de rassemblement écolo & citoyenne, Jeanne Barseghian ne cache pas son ambition de prendre la suite de Roland Ries. « Un ou une maire écologiste à Strasbourg, c’est possible », répète la candidate, qui rêve d'« un véritable changement écologique, social et démocratique » pour la capitale européenne.

Face à cette gauche éclatée, LREM peut-il tirer son épingle du jeu ? Encore faudrait-il que son candidat probable Alain Fontanel, se déclare. Le premier adjoint au maire prend son temps et indique qu’il se déclarera le moment venu. Manière de rester au-dessus de la mêlée, lui qui affirme vouloir « rassembler au-delà des clivages et des partis traditionnels ». Une stratégie dans la droite ligne du parti présidentiel qui a permis à Emmanuel Macron de gagner les élections en 2017.

Enfin, Thibault Gond-Manteaux sera fort probablement le candidat qui représentera le Rassemblement national. L’officialisation de sa candidature n’est plus qu’une question d’heure, la commission s’étant déjà réunie cette semaine à Paris. « J’attends la confirmation de la commission par courrier » explique le candidat, le seul sur Strasbourg de son parti à s’être présenté. La course aux municipales est bel et bien lancée.