Municipales : LFI ne veut pas « tourner le dos » aux autres partis, dit Mélenchon

ELECTIONS « Il n’y aura pas de listes insoumises dans le pays, il y aura des listes auxquelles les insoumis vont participer », a expliqué le chef de file de LFI

B.D. avec AFP

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Le leader de La France Insoumise (LFI) Jean-Luc Melenchon discute avec des passants à Marseille, le 5 octobre 2019.
Le leader de La France Insoumise (LFI) Jean-Luc Melenchon discute avec des passants à Marseille, le 5 octobre 2019. — GERARD JULIEN / AFP

Les Insoumis ne se présenteront pas seuls sous leurs couleurs aux municipales mais rejoindront des listes citoyennes où pourront se trouver d’autres partis, a indiqué ce samedi le chef de file de la France Insoumise Jean-Luc Mélenchon, qui ne veut pas « tourner le dos à tout le monde ».

« Il n’y aura pas de listes insoumises dans le pays, il y aura des listes auxquelles les insoumis vont participer sur la double base de l’initiative populaire, de l’auto-organisation, des collectifs, et des formations politiques qui peuvent se mettre d’accord sur un programme », a-t-il déclaré lors d’un déplacement sur la Canebière à Marseille, la ville dont il est député.

« Aider à participer à la construction d’un peuple conscient »

« L’objectif (de LFI) n’est pas, comme un parti, d’avoir beaucoup d’élus (….) c’est d’aider à participer à la construction d’un peuple conscient », a-t-il poursuivi. « Quand on arrive aux municipales, c’est nécessairement plus complexe… », a-t-il reconnu.

Le parti a décidé de différentes orientations mais « une fois qu’on a dit ça, on ne peut pas non plus faire comme s’il n’y avait aucune organisation politique dans les villes et qu’il fallait tourner le dos à tout le monde », a-t-il expliqué. « Non seulement c’est contre-performant électoralement, mais c’est absurde au vu de notre propre objectif qui est d’impliquer le plus de gens dans une vision commune ».

Optimisme

Le leader des Insoumis reste optimiste : « je ne vois pas pourquoi (ce scrutin) échapperait à la vague dégagiste à travers le pays ». C’est particulièrement le cas selon lui « à Marseille où le système est à bout de souffle », après 25 ans de mandat de Jean-Claude Gaudin (LR), qui ne se représentera pas. Les Insoumis de la cité phocéenne ont annoncé mardi qu’ils comptaient participer à une liste d’union de la gauche et des mouvements citoyens.

A Lille, deux « chefs de file » ont été désignés, avec pour première tâche de mobiliser les citoyens et les abstentionnistes, tandis qu’à Paris, Danielle Simonnet a proposé sa candidature pour l’Hôtel de Ville à la tête d’un collectif citoyen.

En juillet, les militants avaient avalisé la stratégie de LFI pour les municipales, prônant la construction de listes citoyennes avec des marqueurs obligatoires (démocratie participative, circuits courts, cantines bio gratuites, opposition à l’externalisation des services…) avant de désigner des têtes de liste, et excluant des négociations avec d’autres partis.