Présidentielle 2022 : Marion Maréchal annonce qu'elle ne sera pas candidate

DEMENTI L’ancienne députée d’extrême droite met fin aux spéculations sur son intention de revenir en politique

20 Minutes avec AFP

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Marion Maréchal à la Convention de droite, samedi 28 septembre 2019.
Marion Maréchal à la Convention de droite, samedi 28 septembre 2019. — Olivier Coret/SIPA

L’ancienne députée d’extrême droiteMarion Maréchal a annoncé mardi qu’elle n’avait « pas l’intention d’être candidate à la présidentielle de 2022 », après une réunion samedi organisée par ses proches qui a agacé au sein du Rassemblement national et nourri les spéculations sur son éventuel retour en politique.

« Suite aux spéculations des médias après la "convention de la droite" » organisée samedi à Paris, l’ancienne élue du Vaucluse, officiellement retraitée de la politique à 29 ans, a écrit sur Twitter vouloir apporter « une clarification ». « Je me suis associée à une démarche qui me paraît nécessaire : réfléchir, dialoguer, casser les digues partisanes. Pour autant, je n’ai pas l’intention d’être candidate à la présidentielle de 2022 », a ajouté la nièce de Marine Le Pen, présidente du RN, qui a été agacée par les dernières initiatives de Marion Maréchal.

Marine Le Pen avait notamment jugé Marion Maréchal, qui a toujours sa carte au RN, « un peu jeune » pour représenter le parti en 2022.

« Une opportunité » pour la droite et l’extrême droite

Marion Maréchal, qui a renoncé à l’exercice d’un mandat pour diriger une école de sciences politiques à Lyon depuis l’échec de sa tante à la présidentielle de 2017, considère que l’effondrement de LR aux élections européennes (8,5 % des voix) est « une opportunité » pour « ancrer dans un avenir commun » droite et extrême droite.

Elle s’est réunie avec ses proches, dont le polémiste Eric Zemmour, samedi à Paris en quête d’une « alternative » conservatrice à Emmanuel Macron. Mais la réunion s’est muée en une virulente dénonciation de l’islam et d’un « grand remplacement » supposé de la population française par l’immigration. Le Premier ministre Edouard Philippe, à l’unisson de plusieurs ministres, a condamné «les discours nauséabonds» qui y ont été prononcés. « Les jeunes Français vont-ils accepter de vivre en minorité sur la terre de leurs ancêtres ? », avait notamment demandé Eric Zemmour à cette réunion.

Le vice-président du RN Jordan Bardella a affirmé mardi sur LCI que « non » il ne reprenait pas cette phrase à son compte mais qu’il voyait « beaucoup d’atteintes à [la] liberté d’expression » du polémiste dans les critiques à son encontre. « Qu’on soit d’accord ou pas avec Eric Zemmour, il doit avoir le droit de s’exprimer et d’exprimer une pensée politique. […] Je préférerais, dans le pays où nous étions tous Charlie il y a quelques années […], que des gens qui [sont] en désaccord avec lui, lui apportent une contradiction sur le fond », a déclaré l’eurodéputé.

« Je suis Charlie » a été le slogan des manifestants qui ont défilé en masse en France après l'attentat contre l’hebdomadaire satirique Charlie Hebdo à Paris le 7 janvier 2015.