Mort de Jacques Chirac : Marine Le Pen va se rendre à la cérémonie d’hommage

OPPOSANT POLITIQUE La présidente du Rassemblement national sera à la cérémonie en hommage à l’ancien président de la République, décédé jeudi

20 Minutes avec AFP
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Marine Le Pen.
Marine Le Pen. — PIERRE VILLARD/SIPA

Alors qu’une trentaine de chefs d'Etat et de gouvernement sont attendus lundi pour rendre hommage à Jacques Chirac, décédé jeudi, Marine Le Pen a indiqué qu’elle se rendra lundi à la cérémonie consacrée à l’ancien président. Une démarche « parfaitement naturelle », a-t-elle expliqué samedi à BFMTV.

« Je suis la présidente du premier parti de France. Il est parfaitement naturel que je me rende aux obsèques de l’ancien président de la République qu’était Jacques Chirac, au-delà des divergences politiques qui ont été les nôtres, puisque nous nous sommes combattus électoralement à de très nombreuses reprises », a déclaré l’élue du Pas-de-Calais depuis Hénin-Beaumont.

L’outre-mer, un « point commun » avec Jacques Chirac

« Il est parfaitement naturel que l’ensemble des responsables politiques soient présents lors de l’hommage qui lui sera rendu », a insisté l’ancienne candidate à la présidentielle, qui avait salué dès jeudi la mémoire de l’ancien président.

« Aujourd’hui, je ne veux retenir, en tout cas pour l’instant, que le “non” à la guerre en Irak qui a été pour moi un des derniers actes de souveraineté d’un président français, et puis ce point commun que j’ai avec Jacques Chirac qui est un très grand amour porté pour l’outre-mer », a répété samedi la présidente du parti d’extrême droite.

Quand Jacques Chirac refuse de débattre avec le FN

Son père, Jean-Marie Le Pen, a été l’adversaire de Jacques Chirac au second tour de la présidentielle de 2002. Marine Le Pen lui a succédé à la tête du FN en 2011.

Jacques Chirac avait refusé de débattre avec le président du Front national avant le second tour. « Je ne peux pas accepter la banalisation de l’intolérance et de la haine », avait-il justifié. Pendant quinze jours, des millions de personnes avaient défilé contre le racisme et Jacques Chirac, « ennemi juré » de Jean-Marie Le Pen, avait été facilement réélu.