Mort de Jacques Chirac : Jusqu’à son AVC en 2005, le chef d’Etat avait une santé de fer

DECES L’ancien président de la République, Jacques Chirac, est décédé ce jeudi à l’âge de 86 ans

20 Minutes avec AFP

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Jacques Chirac, le 9 mars 2007.
Jacques Chirac, le 9 mars 2007. — GEERT VANDEN WIJNGAERT/AP/SIPA

C’est ce qu’on pouvait appeler une santé de fer. Jusqu’en septembre 2005, où Jacques Chirac fait un AVC, le chef d’Etat, connu pour boire et manger sans compter, n’avait jamais eu de problème de santé.

Durant des décennies, Jacques Chirac a été connu pour son grand appétit, restant rétif à tout entraînement physique. Sa santé n’a que très peu été évoquée : lors d’un accident de voiture le 26 novembre 1978 sur une route de Corrèze, puis fin 2003, à l’occasion de confidences de son entourage sur une prothèse auditive.

Ses activités publiques limitées pendant plusieurs mois après l’AVC

Le 2 septembre 2005, pour la première fois de sa vie, Jacques Chirac, 72 ans, est admis aux urgences à l’hôpital du Val-de-Grâce à la suite de migraines et de troubles de la vision.  Ses médecins diagnostiquent un AVC et lui conseillent d’éviter les déplacements aériens durant six semaines. Il va dans un premier temps considérablement alléger son emploi du temps, reportant trois visites à l’étranger – Egypte, Ukraine-Kazakhstan, Etats-Unis –, et limiter durant un mois ses activités publiques à des entretiens à l’Elysée.

Il reprend ensuite ses voyages, parfois lointains comme en Afrique, Thaïlande, Inde, Arabie Saoudite et Chine, toujours effectués à marche forcée. En Inde, fin février 2006, Bernadette Chirac assure que son époux va « très bien » et en mai, un examen de contrôle à l’hôpital militaire donne des « résultats totalement satisfaisants et montre la complète résorption de l’hématome ». Son mandat présidentiel s’achève le 16 mai 2007.