Nice : Christian Estrosi veut supprimer l’AME « sauf pour des causes humanitaires majeures »

SANTE Le maire LR de Nice dénonce les « abus » de l’aide médicale d’Etat

20 Minutes avec AFP

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Le maire de Nice, Christian Estrosi, le 30 août 2019.
Le maire de Nice, Christian Estrosi, le 30 août 2019. — AFP
  • Le maire de Nice dénonce les fraudes dans le secteur médical.
  • « Quand on voit que ce sont des populations étrangères qui viennent pour des soins tout à fait ordinaires qui pourraient être pratiqués chez eux, sur le dos des contribuables français, ce n’est plus possible », a critiqué Christian Estrosi.
  • La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a insisté dimanche sur la « nécessité absolue de préserver » l’AME pour les sans-papiers.

Il estime qu’il y aurait « au moins 70 % d’abus » en la matière. Le maire LR de Nice Christian Estrosi a dénoncé mardi les « abus » de l’ Aide médicale d'Etat (AME), et a réclamé sa suppression « sauf pour des causes humanitaires majeures ».

L’ancien ministre de Nicolas Sarkozy a avancé sur Europe 1 ce chiffre. « Je suis le président du conseil de surveillance de l’hôpital public [de Nice], j’ai quand même des informations et un regard sur ce qui se passe », a argumenté le maire de Nice, en lice pour les municipales de mars 2020.

Des « contrôles beaucoup plus stricts »

« Quand on voit que ce sont des populations étrangères qui viennent pour des soins tout à fait ordinaires qui pourraient être pratiqués chez eux, sur le dos des contribuables français, ce n’est plus possible », a-t-il critiqué, en dénonçant plus largement les fraudes dans le secteur médical.

« Avec la carte Vitale, il y a des fraudes qui ne sont pas poursuivies et pas sanctionnées. On le sait et il y a même des complicités à l’intérieur des services publics », a-t-il accusé, en demandant des « contrôles beaucoup plus stricts ». La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a insisté dimanche sur la « nécessité absolue de préserver » l’AME pour les sans-papiers.

Un débat sur l’immigration avec les maires ?

Lors du débat parlementaire du 30 septembre, « les chiffres exacts seront donnés » car « il faut arrêter les fantasmes », a dit la ministre. L’AME bénéficie à quelque 300.000 personnes, pour un coût moyen « de l’ordre de 2.600 euros » par an, soit « à peu près ce que dépensent la majorité des Français », a-t-elle souligné.

« Je ne vais surtout pas reprocher au président de la République, enfin, d’ouvrir ce débat » sur l’immigration, s’est réjoui Christian Estrosi qui veut que ce soit « un débat aussi avec les maires » car « c’est nous qui sommes confrontés les premiers à tous les problèmes ».

L’édile niçois souhaite ainsi que « les maires aient un droit d’information, comme cela a été décidé pour les fichés S, sur les déboutés d’asile sur leur territoire ». Il veut également « que tout réfugié condamné perde son statut de réfugié et soit raccompagné immédiatement chez lui ».