Pénuries de médicaments : Edouard Philippe reçoit les entreprises du secteur ce jeudi

STOCKS Les tensions d’approvisionnement des médicaments et des vaccins se sont amplifiées ces dernières années

20 Minutes avec AFP

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Le Premier ministre Edouard Philippe.
Le Premier ministre Edouard Philippe. — PIERRE VILLARD/SIPA

Afin « d’engager rapidement des actions » pour « faire face » à la pénurie de médicaments, le Premier ministre, Edouard Philippe, doit recevoir, ce jeudi à 17h30, une délégation d’entreprises du secteur, a annoncé Matignon.

Le ministre de l’Economie Bruno Le Maire et de la ministre de la Santé Agnès Buzyn, qui avait présenté en juillet « une feuille de route provisoire » qui devait être enrichie de propositions, afin d’aboutir à un plan définitif en septembre, seront également présents.

Un quart des Français déjà confronté à une pénurie de médicaments

Les tensions d’approvisionnement des médicaments se sont amplifiées ces dernières années, en raison de multiples facteurs : hausse de la demande mondiale, prix de vente de certains traitements jugés peu attrayants par les laboratoires ou les intermédiaires mais aussi politique de « flux tendu » visant à limiter les stocks, forte concentration des sites de production, parfois situés à grande distance, en Inde ou en Chine.

Un quart des Français s’est déjà vu refuser la délivrance d’un médicament ou d’un vaccin pour cause de pénurie, selon une enquête publiée France Assos Santé, en janvier dernier. Selon l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), les signalements de tensions d’approvisionnement ont été multipliés par 20 en 10 ans, pour atteindre 868 cas en 2018.

Une nouvelle plateforme pour signaler les pénuries et les réapprovisionnements

Selon les projections du même organisme, plus de 1.200 traitements ou vaccins seront concernés par des situations de rupture ou tensions d’approvisionnement sur l’ensemble de l’année 2019. La feuille de route d’Agnès Buzyn prévoyait notamment la généralisation en 2020 d’une plateforme permettant aux pharmaciens de signaler les ruptures d’approvisionnement au laboratoire concerné.

Dans le sens inverse, la plateforme permettra également aux pharmaciens de fournir une information de meilleure qualité pour qu’ils puissent par exemple donner aux patients la « date approximative » de la prochaine disponibilité d’un médicament. Elle propose aussi de sécuriser l’approvisionnement de « médicament d’intérêt thérapeutique majeur » (MITM) à fort risque de pénurie, notamment les anticancéreux.