Marine Le Pen ne veut pas laisser Emmanuel Macron « faire campagne tout seul » pour la présidentielle 2022

ELECTIONS La présidente du Rassemblement national estime que le chef de l’Etat « est déjà en campagne »

20 Minutes avec AFP

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Marine Le Pen ne veut pas laisser Emmanuel Macron « faire campagne tout seul » pour la présidentielle 2022 (Archives)
Marine Le Pen ne veut pas laisser Emmanuel Macron « faire campagne tout seul » pour la présidentielle 2022 (Archives) — Jacques Witt/SIPA

Parce qu’elle considère que le chef de l’Etat « est déjà en campagne présidentielle, quinquennat oblige », Marine Le Pen ne veut « pas le laisser faire campagne tout seul » pour 2022. C’est ce que la présidente du Rassemblement national (RN) a indiqué devant quelques journalistes à Fréjus (Var), où son parti fait sa rentrée politique.

Les élections municipales de 2020, qui sont pour le RN une des « marches » à gravir (avec les départementales et les régionales) pour atteindre celle de la présidentielle en 2022, ne sont « pas une forme de lancement » de la campagne présidentielle. « Ce sont des mousquetons qu’on fixe sur la paroi pour grimper jusqu’à l’objectif final », a déclaré Marine Le Pen.

Pas la fin des « gilets jaunes » selon Marine Le Pen

La présidente du parti d’extrême droite « ne croit pas du tout » par ailleurs qu’Emmanuel Macron en ait terminé avec les « gilets jaunes », qui ont encore manifesté samedi. « L’éruption volcanique des “gilets jaunes” sera suivie par d’autres éruptions », a-t-elle dit sans spécifier la nature de ces dernières, « parce que le cœur de la France bouillonne. S’il croit que les éruptions se sont arrêtées, il se trompe. »

La finaliste de la présidentielle en 2017 « ne croit pas » non plus que le président de la République aura « le courage de s’attaquer à l’immigration » qui sera l’objet d’un débat à l’Assemblée nationale le 30 septembre, voulu par Emmanuel Macron.

Participation incertaine au débat sur l’immigration

« C’est une tentative électoraliste », tranche celle qui a déploré à cet égard que son parti, « considéré comme le plus attaché à ces problématiques » migratoires, et qui compte six députés (siégeant parmi les non-inscrits), n’y ait « pas de temps de parole ».

« Ça discrédite complètement le débat », auquel la cheffe du RN « n’est pas sûre » de venir. Elle pourrait tenir à sa place une conférence de presse.

Marion Maréchal ? « Peut-être un peu jeune », juge sa tante

Marine Le Pen a aussi estimé que la « convention de la droite » organisée par les proches de sa nièce Marion Maréchal, était une forme de « discussion » entre « gens du courant “catho-conservateur” » qui « a enregistré un revers » aux élections européennes, dans une allusion à la tête de liste de LR François-Xavier Bellamy.

« Je ne suis pas dans une stratégie d’union des droites [soutenue par Marion Maréchal] mais d’union nationale, qui doit se faire au-delà du clivage droite-gauche », a expliqué Marine Le Pen qui trouve par ailleurs sa nièce « peut-être un peu jeune » pour représenter le RN en 2022.