Loi bioéthique : Les députés veulent mieux informer les Français sur la fertilité

INFORMATION Plusieurs députés ont déposé des amendements pour lancer des campagnes d’information, notamment auprès des jeunes, sur les possibilités d’une grossesse en fonction de l’âge

20 Minutes avec AFP

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Les députés à l'Assemblée nationale (image d'illustration).
Les députés à l'Assemblée nationale (image d'illustration). — SIPA

Un rare sujet de consensus entre les parlementaires. Dans le cadre de l’examen en commission du projet de loi bioéthique, les députés se sont accordés, ce jeudi, sur la nécessité de mieux informer les Français sur la fertilité.

Plusieurs députés de tous bords ont déposé des amendements pour lancer des campagnes d’information, notamment auprès des jeunes, sur les possibilités d’une grossesse en fonction de l’âge.

Faire de la fertilité une « grande cause nationale »

A l’issue d’un débat nourri et fort du constat d’un consensus sur l’objectif, tous les amendements ont été retirés et les élus ont convenu de travailler ensemble, d’ici l’arrivée du projet de loi dans l’hémicycle le 24 septembre, à une rédaction commune la plus large possible.

Certains souhaitaient faire de la fertilité une « grande cause nationale », à l’instar de LR, alors que les travaux sur ce sujet permettraient selon Thibault Bazin d'« éviter à beaucoup de couples » de recourir à une PMA. D’autres plaidaient notamment pour étudier davantage le lien avec les perturbateurs endocriniens.

L’âge moyen de la première grossesse à 28,5 ans

Le groupe LREM a lui défendu un amendement pour lancer une campagne d’information via l’Assurance maladie à l’attention des 18-30 ans, une proposition jugée « insuffisante » côté LR car « ça se joue avant ». Aurore Bergé (LREM) y a vu « une première brique », mais noté que rien n’empêche « d’aller plus loin ».

Présent en commission, le secrétaire d’Etat à la Protection de l’enfance, Adrien Taquet, a souligné pour sa part le « consensus » régnant et mis en avant « les actions déjà prises » sur le sujet, notamment les cours de santé sexuelle dispensés aux élèves. Mais il s’est montré ouvert aux propositions des députés. L’âge moyen de la première grossesse est passé de 24 ans en 1975 à 28,5 ans en 2015, ont notamment souligné plusieurs élus.