Sébastien Lecornu, le 11 septembre 2019 à l'Elysée.
Sébastien Lecornu, le 11 septembre 2019 à l'Elysée. — LUDOVIC MARIN / AFP

EDILES

Sébastien Lecornu réaffirme le soutien de l’Etat aux maires agressés

Des mesures d’accompagnement psychologiques pour les maires victimes d’agression vont être mises en place

En 2018, 361 maires ont été agressés, dont 40 % physiquement, a rappelé Sébastien Lecornu. Le ministre chargé des Collectivités territoriales a apporté son soutien aux maires ou adjoints victimes d’agression dans le cadre de leur mandat, avant d’annoncer des mesures pour donner plus de pouvoir aux édiles.

Les recevoir, « c’est leur dire qu’ils ne sont pas seuls, ce serait le monde à l’envers que l’Etat ne soit pas avec eux alors qu’ils représentent l’Etat », a affirmé Sébastien Lecornu sur LCI. Il a ensuite présenté les mesures contenues dans le projet de loi prochainement examiné au Parlement : « La plupart des maires, lorsqu’ils sont agressés, se retrouvent seuls sur le terrain juridique. Pour les communes de moins de 3.500 habitants, on va bloquer l’assurance de protection juridique et elle sera payée par l’Etat. »

Un seuil unique d’indemnités

« Parce qu’ils le méritent, mais aussi parce que les maires agissent bien souvent comme agent de l’Etat », a-t-il expliqué. L’Etat va également mettre en place des mesures d’accompagnement psychologiques pour les maires agressés.

Le projet de loi prévoit aussi de « faire descendre des pouvoirs qui appartenaient (exclusivement) aux préfets » vers les maires pour qu’ils « fassent valoir leur autorité sur les décisions de police qu’ils ont pu prendre », a-t-il ajouté. Jacqueline Gourault, la ministre de la Cohésion des territoires, sa tutelle, a précisé sur France info qu’il s’agissait en particulier de « renforcer le pouvoir administratif des maires pour lutter contre le fléau des dépôts sauvages ».

« Il faut que l’exemple soit donné pour que les incivilités s’arrêtent », a-t-elle jugé, interrogée sur la nécessité des maires d’être désormais plus durs et moins conciliants. « Souvent les maires sont courageux physiquement. Ces outils administratifs permettent de ne pas rendre ce contact physique systématique », a indiqué Sébastien Lecornu. Il a ensuite plaidé en faveur d’un « seuil unique d’indemnités entre 0 et 3.550 habitants, dans lequel les conseils municipaux pourront moduler l’indemnité (jusqu’à 1.600 euros) » : « Quand un maire est à la retraite, ce n’est peut-être pas la même chose que quand il prend un temps partiel », a fait valoir le ministre.