Affaire Richard Ferrand : Mis en examen, le président de l'Assemblée garde « toute la confiance » d’Emmanuel Macron

DEFENSE Le président de l’Assemblée est mis en examen pour « prise illégale d’intérêts » dans l’affaire des Mutuelles de Bretagne

20 Minutes avec AFP

— 

Emmanuel Macron à l'Elysée, le 10 septembre 2019.
Emmanuel Macron à l'Elysée, le 10 septembre 2019. — AFP

Soutien de poids pour le président de l’Assemblée nationale. Emmanuel Macron conserve « toute sa confiance » en Richard Ferrand, a indiqué la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye sur Europe 1. L’ex-secrétaire général de LREM a été mis en examen mercredi pour « prise illégale d’intérêts » dans l’affaire des Mutuelles de Bretagne.

Richard Ferrand est « un homme loyal, droit, qui a un parcours politique exemplaire », et « je crois que (ses jours dans ses fonctions) sont encore très longs », a-t-elle ajouté, en soulignant la nécessité de respecter le principe de la « présomption d’innocence ». Sa mise en examen va lui permettre d’accéder au dossier et « se défendre, batailler ».

Richard Ferrand reste « combatif » et est « au travail »

Une source proche du dossier précise que le quatrième personnage de l’Etat a reçu dans la nuit des coups de fil de soutien du président de la République puis du Premier ministre, dans la voiture qui le ramenait de Lille où il venait d’être mis en examen. Richard Ferrand (LREM) reste « combatif » et est « au travail », suivant son agenda prévu, a indiqué, de son côté, son entourage.

Il n’est pas question de démissionner, réaffirme-t-on de même source, face à certains responsables de partis politiques, dont Olivier Faure (PS) et Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France), qui ont réclamé son départ.

« Il a dit tout ce qu’il avait à dire »

De retour à l’Hôtel de Lassay, sa résidence qui jouxte le Palais Bourbon, Richard Ferrand avait rendez-vous à 14h30 avec les syndicats de collaborateurs parlementaires sur le sujet du harcèlement, à leur demande. Puis il a prévu de retourner en circonscription dans le Finistère, dans la soirée ou vendredi.

Richard Ferrand a été mis en examen, ce mercredi soir, par un juge lillois, après une douzaine d’heures d’audition. Il est soupçonné de « prise illégale d’intérêts » après que les Mutuelles de Bretagne, qu'il dirigeait à l'époque, ont décidé en 2011 de louer des locaux commerciaux appartenant à sa compagne. Il conteste toute irrégularité. « Il a dit tout ce qu’il avait à dire » et demeure « serein » car « il n’y a pas de sujet sur la suite du dossier », d’après son entourage.