Brexit : Le « no deal » est l’hypothèse la plus probable, selon Paris

ROYAUME-UNI « Il faudra des discussions à un moment donné, ne serait-ce que pour les posers d’avions ou l’Eurostar », a déclaré Jean-Yves Le Drian, le ministre français des Affaires étrangères

20 Minutes avec AFP

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Jean-Yves Le Drian
Jean-Yves Le Drian — SIPA

La sortie du Royaume-uni de l'Union européenne sans accord est désormais le scénario le plus probable, a estimé  Jean-Yves Le Drian, le ministre français des Affaires étrangères, ce mardi.

« C’est l’hypothèse la plus vraisemblable. Il y aura des inconvénients, c’est inévitable. Il y aura des sujets de tensions (sur des sujets) comme la pêche », a-t-il déclaré devant l’Association de la presse diplomatique à Paris.

Pas de report du Brexit

Selon lui, «tout dépendra aussi de la manière dont le Royaume-uni traduira ce "no deal" » (absence d’accord). Quoi qu’il en soit, «il faudra des discussions à un moment donné, ne serait-ce que pour les posers d’avions ou l’Eurostar », a-t-il observé.

Jean-Yves Le Drian a réitéré par ailleurs l’opposition de la France à tout nouveau report du Brexit, désormais programmé pour le 31 octobre. « Dans l’état actuel des choses cette question ne se pose pas », a souligné le ministre tout en notant que la donne pourrait changer, notamment si des élections anticipées ont lieu dans ce pays.

Boris Johnson perd sa majorité absolue au Parlement

Le Premier ministre Boris Johnson a perdu mardi sa majorité absolue au Parlement, qui ne tenait qu’à une voix, avec la défection du député conservateur Phillip Lee, qui rejoint le Parti libéral-démocrate, europhile. Les députés de l’opposition et certains élus de son propre camp conservateur veulent empêcher un Brexit sans accord en obtenant si besoin un nouveau report au 31 janvier 2020.

Boris Johnson a prévenu lundi qu’il n’accepterait « sous aucune circonstance » de demander à Bruxelles un nouveau report du Brexit et menace de convoquer des élections anticipées pour le 14 octobre.