Nice: Estrosi réunit La France audacieuse pour le lancement de sa campagne

MUNICIPALES Un jour avant l’université d’été LR à la Baule, le maire de Nice a convié ses soutiens dans l’objectif d’obtenir un troisième mandat

20 Minutes avec AFP

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Le maire de Nice Christian Estrosi, le 30 août 2019.
Le maire de Nice Christian Estrosi, le 30 août 2019. — AFP

Le programme de la journée de vendredi pour Christian Estrosi ? : une rentrée politique aux allures de lancement de campagne. Le maire LR de Nice a en effet réuni hier en séminaire dans la matinée son mouvement de droite modérée La France Audacieuse. Il a ensuite enchaîné le soir avec un banquet populaire avec en tête un troisième mandat municipal à Nice. Environ 200 maires, élus et représentants locaux de toute la France, avaient fait le déplacement, certains toujours encartés aux Républicains, comme le maire de Saint-Germain-en-Laye Arnaud Péricard ou l’adjointe au maire de Bordeaux Stéphanie Givernaud, d’autres en rupture, comme Luc Bouard maire de La Roche-sur-Yon.

Qui aura l’investiture ?

Les participants ont planché sur les thèmes de l’autorité des maires, l’environnement et les solidarités territoriales et l’engagement des femmes dans la vie publique, et une quinzaine de nouvelles propositions sont venues étoffer un livret d’une centaine d’idées déjà réunies depuis 2017. En écho au drame de Signes, La France audacieuse soutient ainsi la création d’un délit pour les dépôts sauvages, au lieu d’une simple contravention, et plus généralement, l’augmentation des pouvoirs de police de l’environnement des maires. Il est aussi proposé un renforcement de la vidéo verbalisation, de l’abaissement de la majorité pénale à 16 ans ou la possibilité de favoriser les entreprises locales lors des appels d’offre publiques.

Point d’orgue de la journée, le traditionnel festin du maire sur les pelouses du centre-ville a vu s’attabler plus de 6.000 convives payants. Flanqué de nombreux maires restés à Nice après leur séminaire, Christian Estrosi a défendu « son esprit de liberté » face à son ancien bras droit et possible adversaire en 2020, le député LR Eric Ciotti, qui pourrait lui ravir l’investiture LR. « On n’administre pas une ville au nom d’un appareil politique (…) je n’accepterai pas que quelque parti que ce soit tente de mettre notre ville sous tutelle, Nice est une ville libre ! », a-t-il dit.

Des adversaires accusés d’être « haineux » et « venimeux »

Evoquant une « fréquentation touristique au sommet », il a brossé un bilan évidemment flatteur des transformations de sa ville durant ses deux mandats : « Pendant 20 ans, Nice avait été une ville endormie, un joyau terni et ce que nous avons fait nous a permis de prendre dix ans d’avance ! ». Pour lui, c’est cette réussite qui rend ses adversaires « haineux » et « venimeux » : « Arrêtez d’être mauvais joueurs, rejoignez-nous ! », a-t-il dit, invitant l’assistance à « être plus mobilisés que jamais et à faire rempart (…) Je n’ai été que le fédérateur de toutes vos énergies, ne vous laissez pas voler ce bilan par personne ! ». De quoi mettre la pression sur son parti juste avant l’université d’été de LR qui s’ouvre à La Baule aujourd’hui.