Brexit : Edouard Philippe convoque une réunion de ministres « mi-septembre »

GOUVERNEMENT Edouard Philippe a rappelé que « la responsabilité du gouvernement est de préparer le pays à faire face à toutes les éventualités, même les plus délicates »

20 Minutes avec AFP

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Edouard Philippe, le premier ministre lors d'u point presse le 23 mai 2019 à l'Elysée.
Edouard Philippe, le premier ministre lors d'u point presse le 23 mai 2019 à l'Elysée. — Stephane Lemouton -POOL/SIPA

Edouard Philippe a annoncé, ce mardi, qu’une réunion « avec tous les ministres concernés » serait organisée sur le Brexit, « vers la mi-septembre », pour « maintenir un niveau maximal de mobilisation ».

Qualifiant de « faible » la « probabilité d’organiser une sortie ordonnée du Royaume-Uni » de l’Union européenne d’ici à l’échéance fixée au 31 octobre, le Premier ministre français a rappelé que « la responsabilité du gouvernement est de préparer le pays à faire face à toutes les éventualités, même les plus délicates », lors d’un discours devant les ambassadeurs réunis à Paris.

Fonctionnaires, douaniers et vétérinaires supplémentaires

En ce sens, Edouard Philippe a souligné que le gouvernement disposait déjà d’un arsenal législatif « complet » qui comprend « sept ordonnances, huit décrets et plusieurs arrêtés, pour faire face à une sortie sans accord ». « Nous avons également recruté des fonctionnaires supplémentaires pour assurer les contrôles à la frontière, plusieurs centaines de douaniers et de vétérinaires », a-t-il précisé.

Par ailleurs, Edouard Philippe s’est félicité de la « très belle réforme » de l’accueil des étudiants étrangers, qui s’est traduite notamment par une hausse des frais d’inscription universitaires pour les étudiants non-européens pour la rentrée 2019.

L’attractivité de l’enseignement supérieur français en sursis ?

Cette annonce avait suscité des remous, des associations saisissant le Conseil d’Etat pour « rupture d’égalité », quand un rapport parlementaire concluait que cette mesure faisait courir « un risque réel de décrochage sur le court terme » pour l’attractivité de l’enseignement supérieur français.

Le Premier ministre a récusé cette prédiction en affirmant que le nombre d’étudiants étrangers présents en France était à la rentrée en « très légère augmentation, de l’ordre de 2 % », avec notamment une « augmentation significative des étudiants indiens ».