G7 de Biarritz: Emmanuel Macron veut parler Gafa, climat et nucléaire iranien lors du sommet

POLITIQUE Le président français a détaillé mercredi devant la presse les grands sujets qu'il compte aborder lors du G7 ce week-end à Biarritz

20 Minutes avec AFP

— 

Emmanuel Macron
Emmanuel Macron — Jacques Witt/SIPA

S’il s’est exprimé sur un retour de la Russie dans le G7, et qu’il en sera question lors du sommet ce week-end, Emmanuel Macron souhaite aborder plusieurs autres sujets. Devant la presse ce mercredi, le président français a détaillé les thèmes qu’il souhaite aborder à Biarritz.

La crise iranienne en fait partie. « On doit avoir une discussion au sommet sur comment on gère le dossier iranien, on a des vrais désaccords au sein du G7 : trois puissances européennes et le Japon qui ont une position assez claire, un rapport avec l’Iran totalement assumé, et les Américains (…) qui ont décidé de changer totalement de ligne » et ont dénoncé l’accord de 2015 sur le nucléaire, a expliqué Emmanuel Macron. Précisant qu’il y aura « avant le G7, une réunion avec les Iraniens pour essayer de proposer des choses », sans plus détails. Lui va également s’entretenir vendredi à Paris avec le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif, selon l’agence officielle iranienne Irna.

Défendre une taxation mondiale des géants du numérique

Au G7, le président de la République compte défendre une taxation mondiale des géants du numérique (Gafa), dénonçant un actuel système « fou » qui laisse des acteurs mondiaux avoir « un statut de paradis fiscal permanent ». « Les acteurs mondiaux du numérique ne contribuent pas fiscalement au financement du bien commun, ce n’est pas soutenable », a-t-il martelé, expliquant en avoir discuté lundi avec Donald Trump, qui s’est farouchement opposé ces dernières semaines à la taxe française sur les grands groupes technologiques.

Concernant la question climatique, Emmanuel Macron veut « faire du G7 un engagement des grandes puissances (pour préparer le sommet de septembre aux Nations Unies). Nous aurons à annoncer nos engagements pour la reconstitution du Fond vert pour le climat ».

Des « clarifications » demandées à Boris Johnson

S’exprimant par ailleurs sur le Brexit, le dirigeant français a indiqué qu’il allait demander jeudi à Boris Johnson, lors de leur entretien à Paris, des « clarifications », car les demandes du Premier ministre britannique de renégociation du Brexit ne sont « pas une option qui existe », selon lui.

Enfin, le chef d’Etat a commenté la crise politique italienne, estimant que « quand on s’allie à l’extrême droite, à la fin c’est toujours l’extrême droite qui gagne ».