VIDEO. Présent à une corrida, le ministre de l'Agriculture «regrette» d'avoir pu choquer

REACTION Le ministre de l'Agriculture Didier Guillame a assisté, la semaine dernière à Bayonne, à une corrida, déclenchant une vague de critiques 

20 Minutes avec AFP

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Didier Guillaume, le nouveau ministre de l'Agriculture, le 17 octobre 2018.
Didier Guillaume, le nouveau ministre de l'Agriculture, le 17 octobre 2018. — AFP

Photographié avec Jacqueline Gourault, la ministre de la Cohésion des territoires, lors d'une corrida à Bayonne mercredi, Didier Guillaume, le ministre de l'Agriculture, a regretté, ce lundi, d’avoir pu « choquer » les défenseurs du bien-être animal, opposés à la tauromachie.

« Je regrette que ça ait pu choquer un certain nombre de citoyens qui sont contre ces pratiques » a déclaré le ministre de l’Agriculture au micro de France Info. Sa présence à une corrida avec Jacqueline Gourault avait été avait été révélée par une photo du quotidien Sud-Ouest, déclenchant une petite avalanche de critiques d’élus écologistes notamment.

« Je le comprends et je suis désolé si j’ai pu choquer »

« Ce qui a été terrible sur les réseaux sociaux, cela a été la récupération politique et politicienne faite par d’autres. Mais je le comprends et je suis désolé si j’ai pu choquer », a répété Didier Guillaume, ce lundi.

L’eurodéputé Yannick Jadot avait notamment déploré dans un message sur Twitter que « le ministre en charge du bien-être animal assiste à une corrida ». Le spectacle, au cours duquel le matador Daniel Luque, considéré comme l’un des plus grands de sa génération, a reçu un triomphe après avoir dominé six taureaux, a par ailleurs été qualifié de « massacre » par le porte-parole du parti écologiste Julien Bayou.

Ne pas résumer « la maltraitance animale ou la lutte pour le bien-être animal à une photo »

Lundi matin, Didier Guillaume a souhaité qu’on ne résume pas « la maltraitance animale ou la lutte pour le bien-être animal à une photo dans un spectacle ». « Je suis le premier ministre de l’Agriculture à avoir une collaboratrice, une conseillère au cabinet, en charge du bien-être animal, je suis le premier ministre de l’Agriculture qui a pérennisé le Conseil de surveillance des abattoirs », a-t-il expliqué.

« Je ne voudrais pas (…) qu’on passe de côté tout le travail qui est fait, les mesures qui seront prises à la rentrée, qui n’ont jamais été prises sur la lutte pour le bien-être animal », a-t-il ajouté sans plus de précision.