«Gilets jaunes»: Emmanuel Macron ne croit pas que les causes du mouvement soient «derrière nous»

SOCIETE Le président de la République a promis ce samedi la poursuite d'actions concrètes à la rentrée

C.C. avec AFP

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Emmanuel Macron à Bormes-les-Mimosas, le 27 juillet 2019
Emmanuel Macron à Bormes-les-Mimosas, le 27 juillet 2019 — GERARD JULIEN / AFP

Interrogé ce samedi sur la crise des « gilets jaunes » lors d'un échange avec la presse à Bormes-les-Mimosas (Var) au 3e jour de ses vacances au fort de Brégançon, le président a répondu : « Je ne crois pas du tout que ce qui à un moment créé la colère sincère d'une partie de la population soit derrière nous ».

« Je pense qu'il y a une partie à laquelle nous avons su répondre, il y a une partie à laquelle nous n'avons pas encore répondu parce que ça prend du temps, il y a aussi une colère à laquelle il n'y a pas forcément de réponses immédiates », a-t-il précisé.

Poursuite des actions à la rentrée

« Il y a des problèmes profonds dans notre pays qui sont liés à l'injustice, aux difficultés économiques qu'on connaît depuis très longtemps », a ajouté Emmanuel Macron. Pour cela, « il faut continuer à agir concrètement pour nos concitoyens à la rentrée ». « C'est ce que j'ai demandé au gouvernement et à redonner du sens à l'action, parce qu'il faut, non pas chercher à éteindre les peurs mais à redonner une perspective ». Une tâche que le président dit aborder « avec beaucoup de détermination et d'humilité ».

Egalement interrogé sur la démission de François de Rugy, Emmanuel Macron a mis en garde contre « les tweets, les polémiques, les invectives qui montent » et « parfois nous conduisent à agir et à surréagir », prônant « la modération ».

Aller-retour en Tunisie pour les funérailles du président Essebsi

Depuis jeudi, le président et son épouse se reposent au fort de Brégançon. Après un aller-retour en Tunisie samedi pour les funérailles du président tunisien Béji Caïd Essebsi, il est allé au contact de la foule à Bormes-les-Mimosas, posant pour des selfies avec des badauds.

Le fort de Brégançon, où il avait déjà passé ses congés d'été en 2018, et le week-end de l'Ascension en 2019, est « un lieu qui fait partie de l'histoire de notre pays, nous y sommes attachés, moi j'y suis attaché », a confié le président.