Affaire de Rugy: L'Assemblée nationale relève trois dîners privés mais «aucune irrégularité»

RAPPORT L'ex-ministre s'est aussi défendu auprès du « Canard enchaîné »

20 Minutes avec AFP

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François de Rugy
François de Rugy — Kamil Zihnioglu/AP/SIPA

François de Rugy est dédouané en partie par l’Assemblée nationale. Publiée ce mardi, l’enquête du secrétaire général de l’Assemblée conclut que l’ancien occupant de l’hôtel de Lassay n’a commis « aucune irrégularité ». Le rapport épingle toutefois trois dîners familiaux ou amicaux, que François de Rugy pourra rembourser.

Dénoncés par Mediapart, neuf autres dîners à l’hôtel de Lassay avec des journalistes, des universitaires ou encore des représentants du monde de la culture, sans « produit de luxe » d’après le secrétaire général, ne sauraient « être qualifiés de privés » selon lui. Le rapport n’a pas convaincu tout le monde. Pour Fabrice Arfi, journaliste à Mediapart, l’enquête menée par l’Assemblée nationale est « d’une rare indigence ». Dans un tweet, il promet d’ailleurs de nouvelles révélations sur les dîners « non privés ».

Un remboursement des sommes prélevées sur l’IRFM

En parallèle, François de Rugy, attendu mardi soir au JT de France 2, s’est aussi expliqué sur l’utilisation de son indemnité représentative de frais de mandat (IRFM). Mediapart avait révélé que l’ancien ministre avait effectué deux virements depuis ce compte en 2013 et 2014 au profit d’Europe Ecologie-Les Verts, afin de régler une partie de sa cotisation. Une pratique « fortement déconseillée » par la déontologue de l’Assemblée de l’époque, et dont l'illégalité sera clairement indiquée en 2015. Pour François de Rugy, il s’agirait en fait d’une « avance de trésorerie ».

En effet, dans Le Canard enchaîné à paraître mercredi, François de Rugy explique qu’il avait remboursé depuis son compte personnel la somme incriminée (9.600 euros). Ce remboursement, versé sur son compte IRFM, a été effectué via deux versements, en août 2014 et en juillet 2015. L’ex-ministre affirme en outre avoir récupéré les relevés de son compte bancaire IRFM lundi à l’agence du Crédit coopératif de Nantes. « Si j’avais eu accès immédiatement à mes relevés bancaires – ce qui était impossible – je n’aurais pas démissionné », a expliqué l’ancien ministre au journal satirique.