Rafle du Vel' d'Hiv': Benjamin Griveaux commet une bourde en publiant la photo de collaborateurs
OUPS L’ancien secrétaire d’Etat a justifié son erreur par le fait que l’image publiée « est largement associée à cet épisode historique, sur différentes sources d’archives. »
C’est une petite bourde qui n’est pas passée inaperçue sur les réseaux sociaux. La semaine dernière, à l’occasion de l’anniversaire de la rafle du Vel d’Hiv', Benjamin Griveaux a voulu rendre hommage aux « 13.152 personnes arrêtées et déportées par la police de Vichy, parce que juives » en postant un message sur son compte Twitter accompagné d’une photo. Pas de bol. Si le cliché montre bien des personnes arrêtées par la police française et conduites au Vélodrome d’hiver, il s’agit en réalité de collaborateurs, comme l’a révélé Libération.
N’oublions jamais la rafle du #VeldHiv, les 16 et 17 juillet 1942.
— Benjamin Griveaux (@BGriveaux) July 16, 2019
N’oublions jamais les 13 152 personnes arrêtées et déportées par la police de Vichy, parce que juives.
N’oublions jamais les Justes qui ont mis leur vie en danger pour essayer de sauver celle des autres. pic.twitter.com/zQrxlWIlHE
La photo a été prise non pas en 1942 mais deux ans plus tard, quelques jours après la Libération de Paris, comme l’indique sa légende sur le site de l’AFP.
Une erreur signalée à l’ancien secrétaire d’Etat par de nombreux internautes, dont l’avocat Arno Klarsfeld, fils de Serge et de Beate Klarsfeld, les « chasseurs de nazis », qui ont lutté sans relâche contre l’impunité et l’oubli des crimes nazis.
Encore une fois ce ne sont pas les victimes juives du Vel’d’Hiv mais la photo des collaborateurs en septembre 1944
— arno klarsfeld (@arnoklarsfeld) July 21, 2019
Benjamin Griveaux a décidé de réagir ce lundi. « Je comprends que cette image ait pu choquer, se défend-il. Il se trouve qu’elle est largement associée à cet épisode historique, sur différentes sources d’archives. »