Municipales 2020 à Paris: Quand Benjamin Griveaux traite ses anciens rivaux LREM d'«abrutis»

BEST FRIENDS Son entourage a aussitôt réagi, déplorant une fuite de «conversation privée» 

20 Minutes avec AFP

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Mounir Mahjoubi et Benjamin Griveaux, alors prétendants LREM pour la Mairie de Paris.
Mounir Mahjoubi et Benjamin Griveaux, alors prétendants LREM pour la Mairie de Paris. — Jacques Witt/SIPA

A peine investi, il se lâche. Benjamin Griveaux a qualifié d'« abrutis » ses anciens rivaux pour l’investiture de La République en marche (LREM) aux municipales de Paris en 2020, selon des propos divulgués par Le Point, ce mercredi. Son entourage a aussitôt réagi, déplorant une fuite de « conversation privée ».

« Il y a un abruti chaque jour qui dit qu’il veut être maire de Paris », (Hugues) « Renson c’est un fils de p…., on le sait depuis le premier jour. Mounir (Mahjoubi)… bon… no comment » : Le Point a publié des propos que l'ancien porte-parole du gouvernement aurait tenu il y a quelques semaines, sans préciser le contexte ni les interlocuteurs.

« Cédric, il n’a pas les épaules pour encaisser une campagne de cette nature »

Finaliste malheureux dans la course à l'investiture​, Cédric Villani est également étrillé selon ces propos rapportés : « Cédric, il n’a pas les épaules pour encaisser une campagne de cette nature. Il ne verra pas venir les balles, il va se faire désosser ! » Alors que la presse disait le chef de l’Etat attentif à la campagne du médaillé Fields, Benjamin Griveaux aurait assuré, toujours selon Le Point, qu'« Emmanuel [Macron] (lui) envoie des SMS en disant : "Cédric n’a pas compris ce que je lui ai dit". »

« Benjamin Griveaux déplore qu’une conversation privée se retrouve dans la presse », a réagi son entourage, qui assure que « dès qu’il en a pris connaissance, il a appelé les personnes citées pour s’excuser auprès d’elles ». « Le sujet est clos », a-t-on ajouté de même source, indiquant que l’ancien porte-parole du gouvernement est désormais « pleinement concentré sur la préparation de son meeting jeudi soir ».

Les municipales à Paris, « c’est pas la cantonale de Vesoul ! »

Sur son concurrent Pierre-Yves Bournazel, élu de centre-droit à Paris et membre d’Agir, Benjamin Griveaux aurait déclaré : « Qui tient Bournazel par les c… depuis le début, si ce n’est moi ? Pourquoi est-ce qu’on fait entrer (Franck) Riester (d’Agir) au gouvernement ? Pour tenir les mecs d’Agir, tout cela n’est pas le fruit du hasard ! », selon l’hebdomadaire.

Les municipales à Paris, « c’est pas la cantonale de Vesoul ! Vous croyez quoi, qu’on tricote ? », a également dit Benjamin Griveaux, affirme Le Point. Au lendemain de la désignation de Benjamin Griveaux mercredi 10 juillet, son rival malheureux Cédric Villani avait décidé de reporter à septembre sa décision de lui apporter ou non son soutien.