Fonctionnaires: L’objectif de réduction des effectifs sur le quinquennat ne sera pas tenu

EMPLOI Emmanuel Macron avait promis une baisse de 50.000 postes dans la fonction publique d’Etat en cinq ans, lors de la campagne présidentielle

20 Minutes avec AFP

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Olivier Dussopt, lors des questions au gouvernement. (archives)
Olivier Dussopt, lors des questions au gouvernement. (archives) — Jacques Witt/SIPA

Le secrétaire d’Etat chargé de la fonction publique, Olivier Dussopt, a confirmé mercredi devant la presse que l’objectif de réduction de 50.000 postes dans la fonction publique d’Etat serait « extrêmement difficile à atteindre d’ici 2022 ». Il a justifié ce changement de cap par les « engagements » d’Emmanuel Macron en ce qui concerne l’éducation notamment, ainsi que les attentes des Français en matière de « proximité des services publics ».

Concernant les collectivités territoriales, il a en revanche estimé que l’objectif de suppression de 70.000 postes pendant le quinquennat pourrait être maintenu. « Nous n’avons pas encore le chiffre exact du nombre d’ETP (équivalents temps plein) supprimés dans les collectivités territoriales. Ce que nous savons, c’est qu’en 2015 et 2016, lorsque les collectivités ont limité une augmentation de leurs dépenses de fonctionnement à moins de 1 %, elles ont supprimé entre 13.000 et 14.000 postes chacune de ces années », a-t-il dit.

Les fonctionnaires voudraient plus de « déconcentration »

« Il y a un effet quasi mécanique (…) par des non-remplacements de départs à la retraite ; vu que le taux de progression de la dépense de fonctionnement des collectivités est moins important qu’en 2015 et 2016, on imagine que nous serons autour des mêmes chiffres », a-t-il ajouté.

Olivier Dussopt a par ailleurs présenté les résultats d’une consultation en ligne des agents publics d’Etat (2,4 millions) sur l’amélioration possible du fonctionnement des administrations, à laquelle ont répondu 135.000 agents entre février et avril. Parmi les « priorités dégagées » à la suite de cette consultation, le secrétaire d’Etat a cité la « déconcentration » des « administrations » et des « décisions », des « mesures de simplification du cadre légal et réglementaire », « plus d’autonomie » des agents ainsi qu’une « modernisation de l’environnement numérique » et une « revalorisation du travail ».