Démission de François de Rugy: Les personnalités politiques étrillent le ministre

REMOUS François de Rugy a annoncé son départ du ministère de l’Ecologie, ce mardi

D.B. avec AFP

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François de Rugy en septembre 2015. JOEL SAGET / AFP.
François de Rugy en septembre 2015. JOEL SAGET / AFP. — AFP

Son départ du gouvernement en a surpris plus d’un. De nombreuses personnalités politiques de tous bords ont déjà réagi à la démission de François de Rugy du ministère de l’Ecologie, annoncée ce mardi. Des membres de la majorité, à l’instar d’Olivia Grégoire, députée LREM, tentent de le défendre encore : « C’est un homme solide, courageux, qui travaille beaucoup, je pense qu’il est à bout », a-t-elle déclaré devant des journalistes. « Juger sur une image, sans laisser le temps de la présomption, et un homme s’en va, sera un danger pour tous », a-t-elle ajouté.

Philippe Gosselin, député LR, a lui aussi mis en doute la démarche journalistique : « Je n’ai pas envie de crier avec les loups, ni défendre outre mesure Rugy qui a été plus que maladroit, inconsidéré. Mais qu’au delà de Rugy, se pose quand même la question du tribunal médiatique : on le fait démissionner sur des allégations, des affirmations. C’est la porte ouverte à toutes les dérives ! », a-t-il écrit dans un communiqué.

« Sa majesté #Homard 1er a cuit dans le court-bouillon médiatique ! »

D’autres ont été nettement plus incisifs, à l’image du député RN Gilbert Collard sur Twitter : « Sa majesté #Homard 1er a cuit dans le court-bouillon médiatique ! ». Un ton ironique et belliqueux adopté aussi par Jean-Luc Mélenchon, député et président du groupe LFI : « De Rugy démissionne. Mais l’éborgneur Castaner est toujours là et l’embastilleuse Belloubet aussi. Steve vaut moins qu’un homard ? », a-t-il déclaré sur Twitter.

Les polémiques de ces derniers jours rendaient impossible son maintien au gouvernement, selon David Belliard, tête de liste EELV pour les municipales à Paris : « La démission de #derugy était devenue inévitable pour la sérénité du débat public. Mais tout cela pose la question du fonctionnement de nos institutions. Mettons fin à des pratiques d’un autre temps, travaillons à des institutions plus transparentes, plus sobres, plus efficaces ».

Même son de cloche pour Olivier Faure, numéro un du PS sur BFMTV : « Sa position devenait intenable. Dans un moment où les Français sont plus sensibles que jamais sur ces questions, alors que le gouvernement leur demande des efforts, les Français ne comprennent pas qu’on leur demande autant alors que certains élus continuent à vivre dans un certain confort ou en s’abstenant de respecter les règles qu’ils ont eux-mêmes fixées ».

L’écologie, grande perdante de l’affaire

Julien Bayou, porte-parole d’EELV est du même avis : « Cette démission s’imposait. L'absence de transparence et le faste des réceptions abîment la confiance dans nos institutions. L’autre victime de cette situation c’est l’écologie : qui pour succéder a #derugy sur ce poste et cet enjeu si malmené par le gouvernement ? », a-t-il déclaré sur Twitter.

Plus que l’homme, certaines personnalités politiques ont critiqué son action : « #DeRugy démissionne. C’était un ministre de l’écologie navrant. Dont acte », a ainsi taclé Bastien Lachaud, député LFI surTwitter. Mais pour d’autres, plus que le gouvernement, c’est l’écologie qui a perdu des points dans cette affaire, comme le déclare Esther Benbassa, sénatrice EELV de Paris sur Twitter : « François de #Rugy remet sa démission du gouvernement. Sans doute n’avait-il aujourd’hui pas d’autre choix. Le reste, ses écarts, son bilan, ses trahisons passées, seront jugés en leur temps. Un seul regret : l'#écologie se révèle une fois de plus le maillon faible de ce pouvoir. »

Un avis partagé par Luc Carvounas, député PS : « Pour une majorité #LREM qui se voulait écolo son tableau de chasse est bien garni en deux ans avec les départs@N_Hulot@FdeRugy à qui le tour ? ».