14-Juillet: Macron préside un défilé du 14 juillet tourné vers l'Europe

CEREMONIE Quelques sifflets, un homme qui vole et beaucoup de dirigeants européens au rendez-vous de ce traditionnel défilé du 14 juillet

20 Minutes avec AFP

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Des soldats défilent devant la tribune présidentielle place de la Concorde dimanche 14 juillet 2019.
Des soldats défilent devant la tribune présidentielle place de la Concorde dimanche 14 juillet 2019. — AFP

Des sifflets, des «gilets jaunes», un homme volant... Le président Emmanuel Macron a ouvert dimanche les festivités du 14 juillet en descendant les Champs-Elysées à bord d'un «command car» avant le traditionnel défilé militaire placé cette année sous le signe de la coopération militaire européenne.

Tribune présidentielle place de la Concorde

Emmnanuel Macron, dont c'est le troisième défilé de fête nationale depuis son élection en mai 2017, a entamé vers 10h la revue des troupes sur la célèbre avenue parisienne aux côtés de son chef d'état-major. De nombreux sifflets ont retenti à son passage, alors que le chef de l'Etat est confronté depuis plusieurs mois au mouvement de contestation des «gilets jaunes».

Le président a ensuite rejoint la tribune présidentielle installée place de la Concorde, où l'attendaient plusieurs dirigeants européens, dont la chancelière allemande Angela Merkel.

Un "Homme volant»

Devant la foule massée au coeur de la capitale, le champion du monde de jet-ski français Franky Zapata a offert un époustouflant spectacle futuriste en volant debout, fusil en main, à plusieurs dizaines de mètres au-dessus des Champs-Elysées sur son «Flyboard», un engin de son invention.

Ce «Flyboard», plateforme volante propulsée par cinq réacteurs à jet d'air, intéresse les forces spéciales françaises pour «différentes utilisations, par exemple une plateforme logistique volante ou bien une plateforme d'assaut», a commenté la ministre des Armées Florence Parly sur France Inter.

Franky Zapata vole avec son
Franky Zapata vole avec son - AFP

L'Europe de la défense au menu

Face au Brexit et au relâchement des liens transatlantiques sous l'ère Trump, Emmanuel Macron a fait de l'Europe de la défense l'un de ses thèmes de prédilection, jugeant crucial pour le Vieux continent d'accroître son autonomie stratégique, en complément de l'Otan. Pour cette édition 2019, la France a ainsi convié une dizaine de pays européens partenaires de son armée.

«Ce sera là un beau symbole de l'Europe de la défense que nous sommes en train de construire. C'est, vous le savez, une priorité de mon mandat», a fait valoir samedi le chef de l'Etat français dans un discours devant la communauté militaire.

Des soldats défilent devant la tribune présidentielle place de la Concorde dimanche 14 juillet 2019.
Des soldats défilent devant la tribune présidentielle place de la Concorde dimanche 14 juillet 2019. - AFP

 

Partenaires européens 

Outre la chancelière allemande, objet d'inquiétudes après avoir été prise ces dernières semaines de crises de tremblement, le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker et le secrétaire général de l'OTAN, Jens Stoltenberg, figurent parmi les 11 invités européens du président français. Ils seront conviés à déjeuner à l'Elysée.

L'ensemble du gouvernement a également pris place dans la tribune. Avant l'arrivée du président, le ministre de la Transition écologique François de Rugy, en proie à une polémique à rebondissements sur des dîners fastueux et des travaux, s'est entretenu tout sourire avec Brigitte Macron.

Les neuf pays participant aux côtés de la France à l'Initiative européenne d'intervention (IEI) - née il y a un an sous l'impulsion du président Macron étaient représentés au sein du défilé: Belgique, Royaume-Uni, Allemagne, Danemark, Pays-Bas, Estonie, Espagne, Portugal et Finlande, via leurs chefs d'Etat, de gouvernement ou leur ministre de la Défense. Le défilé à pied devait s'ouvrir sur leurs emblèmes.

4.300 militaires mobilisés

Au total, quelque 4.300 militaires, 196 véhicules, 237 chevaux, 69 avions et 39 hélicoptères ont été mobilisés pour l'événement organisé sur la célèbre avenue des Champs Elysées. «On était à Paris et on a décidé de prolonger notre séjour, pour que les enfants voient le défilé. Pour leur apprendre le respect, qu'ils voient ceux qui se battent pour nous», confiait dans la foule Thomas, 39 ans, ingénieur à Strasbourg, son fils de 5 ans sur les épaules, drapeau français en main.

Le défilé s'achèvera cette année sur un tableau composé de blessés des armées françaises, actuellement engagées sur de multiples théâtres d'opérations extérieures, du Moyen-Orient aux sables du Sahel.