Bac 2019: «Une procédure pour chacun» des professeurs ayant retenu la copie, annonce Jean-Michel Blanquer

SANCTION Le ministre de l’Education nationale a affirmé que les professeurs grévistes, qui avaient retenu les copies, seraient sanctionnés à la hauteur des fautes commises

Manon Aublanc

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Jean-Michel Blanquer, ministre de l'Education,  à l'école primaire Nicolas Lebrun, a Crouy-en-Thelle (Oise), le 26 Avril 2019.
Jean-Michel Blanquer, ministre de l'Education, à l'école primaire Nicolas Lebrun, a Crouy-en-Thelle (Oise), le 26 Avril 2019. — NICOLAS MESSYASZ/SIPA

Le gouvernement passe à l’offensive. Après la grève de certains enseignants, qui ont refusé de communiquer les notes des candidats du baccalauréat pour protester contre la réforme du lycée, le ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, a annoncé que les professeurs concernés seraient sanctionnés.

Interrogé au micro d’Europe 1, ce mardi, le ministre de l’Education nationale a affirmé que les professeurs grévistes, qui avaient retenu les copies, seraient sanctionnés à la hauteur des fautes commises.

Des jours de salaire en moins

« Il y aura une procédure pour chacun », a-t-il expliqué, ajoutant : « Chaque personne est un cas particulier, il n’y aura évidemment pas de sanction collective, donc chaque cas sera apprécié ». « Les correcteurs grévistes étaient de l’ordre de 2.000 sur un total de 175.000, donc un tout petit nombre », a tempéré Jean-Michel Blanquer.

« Ils auront bien évidemment des sanctions financières : la suppression de chaque jour de paye depuis le 1er jour où ils auront eu les copies jusqu’au jour où ils les ont rendues, puisqu’ils sont réputés avoir fait grève pendant cette période », a expliqué le ministre. « Ça n’est pas une surprise, je l’avais annoncé depuis plusieurs jours. Ceux qui ont fait ça ont pris leurs responsabilités en le faisant », a-t-il rappelé.

Des sanctions plus lourdes pour certains professeurs

Des sanctions plus lourdes ont également été évoquées pour certains professeurs : « Après, il y a des choses plus graves qui ont pu être faites par certains, mais ça nous aurons largement le temps de regarder ce qu’il en est », a déclaré Jean-Michel Blanquer, avant de préciser : « Il peut y avoir des sanctions administratives, quand vous avez par exemple empêché un jury de siéger physiquement. Il y a eu des gens qui sont allés très loin dans leur manière d’agir. »

« Il faut que chacun comprenne qu’on ne fait pas tout et n’importe quoi lorsqu’on a en charge un service public. On a une dignité à assumer, au niveau des droits et des devoirs », a conclu le ministre de l’Education nationale.