Copies du bac: «On ne peut pas prendre nos enfants et leurs familles en otage», estime Macron

EDUCATION NATIONALE Emmanuel Macron, interviewé sur FranceInfo, a défendu son ministre de l’Education, dans la tourmente après le mouvement des enseignants qui ont refusé de rendre les copies du bac

20 Minutes avec AFP

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Emmanuel Macron à l'Elysee à Paris le 5 juillet 2019.
Emmanuel Macron à l'Elysee à Paris le 5 juillet 2019. — Regis Duvignau/AP/SIPA

Le Président à la rescousse de Jean-Michel Blanquer. « On ne peut pas prendre nos enfants et leurs familles en otage », a affirmé dimanche Emmanuel Macron à propos des enseignants qui avaient refusé de rendre des copies du bac a l’occasion d’une interview sur France Info.

« Je pense que le ministre a eu la bonne réaction. Je respecte la liberté d’opinion, la liberté syndicale, mais à la fin des fins, on ne peut pas prendre nos enfants et leurs familles en otage », a-t-il commenté dans un entretien sur FranceInfo.

Une « solution » qui a divisé

La semaine passée fut tendue pour le ministre de l’Education nationale. Face à une grève des enseignants, qui pour certains refusaient de rendre les copies du bac pour protester contre la réforme du bac, le ministre avait décidé d’innover. Si certaines notes d’examen manquaient, les notes du contrôle continu de l’année seraient prises en compte pour compléter la moyenne. Une solution qui avait divisé au sein de l'Education nationale.

« Des droits et des devoirs »

« Quand on est enseignant on a des droits mais aussi des devoirs », a poursuivi le chef de l’Etat. « Quand un examen est attendu avec angoisse », « notre devoir à tous est d’être au rendez-vous ».

« Il peut y avoir des désaccords, évidemment le droit de grève, de manifestation seront préservés, j’y tiens beaucoup, je le dis avec beaucoup de respect pour ceux qui expriment ces désaccords. Mais en aucun cas ces désaccords ne peuvent se faire en prenant en otage nos jeunes, dans un moment qui est toujours un moment d’angoisse et extrêmement important pour leurs familles », a-t-il répété.

Quelques élèves ont eu des résultats provisoires, « une toute petite minorité » mais « je veux les rassurer, les choses sont sous contrôle du ministre ».

Réfléchir à la rémunération des enseignants

Il a tenu cependant à rendre hommage aux enseignants dans leur ensemble et promis de se pencher sur le niveau de leur rémunération. « 99 % de celles et ceux qui font chaque jour l’Education nationale ont ce sens du devoir », a déclaré le chef de l’Etat, avec parfois « des rémunérations, je le sais, qui ne sont pas satisfaisantes – et c’est un chantier qu’on veut ouvrir – des conditions matérielles parfois très dures. Ils sont là, enseignent, éduquent, les savoirs fondamentaux, les valeurs, accompagnent nos jeunes. C’est le plus beau métier (…) Je ne veux pas le laisser salir, écorner », a-t-il conclu.