Saint-Nazaire: De nouvelles démissions à la mairie après les soupçons de violences sexuelles

CONSEIL MUNICIPAL La première adjointe Laurianne Deniaud a remis son courrier en fin de semaine au maire, David Samzun

J.U.

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Les cinq femmes du collectif #ilsnenousferontpastaire qui ont parlé ce mercredi aux médias.
Les cinq femmes du collectif #ilsnenousferontpastaire qui ont parlé ce mercredi aux médias. — D.P. / 20 minutes

C'est une crise sans précédent qui touche le conseil municipal de Saint-Nazaire. Après Gaëlle Betlamini Da Silva, victime présumée dans l’affaire de soupçons de violences sexuelles qui secouent le bureau municipal de Saint-Nazaire, trois autres élues ont fait part de leur démission, en fin de semaine. Laurianne Deniaud (PS) a remis un courrier au maire, David Samzun, afin de lui signifier qu'elle quittait son poste de première adjointe.

«Depuis plus de quatorze mois, votre gestion de cette situation n’a pas été la hauteur de ce que qu’aurait dû être celle d’un employeur, d’un chef d’équipe, d’un responsable politique humaniste. (...) Pour moi les valeurs, le combat pour l’égalité femmes hommes, la lutte contre les violences, les pratiques et l’éthique primeront toujours sur les calculs politiciens», écrit-elle. Pour les mêmes raisons, deux autres élues, Gaëlle Bénizé-Thual et Régine Le Bail, membres du collectif #ilsnenousferontpastaire, ont également quitté leurs fonctions.

Plaintes classées sans suite

Selon le journal Ouest-France, cette annonce intervient alors que la plainte pour diffamation engagée par Martin Arnout, adjoint aux finances, à l’encontre de Laurianne Deniaud a été classée sans suite. Pour rappel, l'élu lui reprochait de l’avoir accusé, lors d’une réunion interne, d’avoir commis des violences sexuelles à l’encontre de Gaëlle Betlamini Da Silva. C'est de cette façon que l'affaire a éclaté au grand jour, mi-mai.

Si la victime présumée n'avait pas porté plainte, la procureure avait ouvert une enquête pour « viol ». Mais le parquet a également classé l'affaire au motif « d’une absence d’infraction », indique Ouest-France.